L’enfant Jésus nous a appelé à une renaissance. Sauf que nous ne repasserons pas par le ventre de notre mère, comme le pensait naïvement Nicodème. Nous ne pouvons ressurgir que de nous-mêmes, à partir de ce qu’il y a au fond de nous. Pour le chrétien, en son être, heureusement, il n’y a pas que l’ego ; il y a l’Esprit du Baptême ! Merveille bien trop négligée ! L’Esprit nous donne les vertus théologales, la Foi, l’Espérance et la Charité. Ces dispositions de la grâce nous permettent de nous ouvrir au bien, et de rejeter le mal.
Et les autres vertus, celles que je dois mettre en œuvre avec mon intelligence et ma morale ? Vont-elles ressurgir en 2024 ? Oui, il le faut. L’être vertueux est celui qui pratique librement le bien. La raison doit être bien disposée pour cela. Il faut bien identifier l’objet de notre désir profond, et s’il va dans le sens du bien, le poursuivre fidèlement, en employant les bons moyens.
Pour cela nous avons les vertus cardinales : avec la prudence, nous nous donnerons du temps, de la réflexion et de la prière pour discerner en toute situation ce qui est le bon choix.
Avec la tempérance nous parviendrons à modérer nos désirs et à maîtriser nos instincts, à trouver le juste équilibre dans nos appétits, et à entrer dans une vie morale bonne pour moi et pour les autres (et donc pour la nature).
Avec la force, pleins de courage, nous allons progresser spirituellement et résister aux tentations, tenir nos engagements et dépasser les obstacles (sans cette vertu, les « bonnes résolutions » sont impossibles à tenir. Il faudra s’en souvenir pendant le Carême…).
Enfin, avec la vertu de justice, nous nous tournerons vers les autres comme vers des frères et sœurs ; nous deviendrons capables de bien vivre en société car la justice est la volonté de donner ou de rendre à chacun ce qui lui est dû en toute équité. Quel bon plan pour l’année 2024 qui commence !
P. Bernard

