Le 17 janvier, l’Eglise nous propose de faire mémoire de saint Antoine du désert, celui qui est représenté sur bien des tableaux, entouré de monstres hideux qui vont même jusqu’à lui tirer les cheveux ! Illustrations libres des tentations par les peintres. L’image choisie pour illustrer cet article est une œuvre de Teniers (1610-1690) qui est un peu plus subtile…
Que vient donc faire cette femme dans un lieu si inhospitalier ? On devine sous sa robe une queue de reptile et des pattes griffues. Cet être hybride est une tentatrice : le verre de vin qu’elle tend est une invitation à l’ivresse, aux plaisirs terrestres et… à la luxure. Envoyée comme ruse du diable, elle vient tendre un piège pour faire vaciller la foi du saint.
Sujet de prédilection de Teniers, La Tentation de saint Antoine a connu un grand succès depuis le XVIe siècle, suite aux nombreuses représentations du peintre flamand Jérôme Bosch. Souvent qualifié de « peintre des diableries », il est considéré comme l’inventeur de ce genre qui inspire les artistes encore aujourd’hui.
Le pauvre saint, plusieurs fois dans son existence mis à l’épreuve par Satan, parviendra à résister face à ces démons tourmenteurs ! C’est dans les objets de dévotion qui l’accompagnent qu’il puise sa combativité : les Saintes Écritures – les livres ouverts qu’il consulte –, le crâne et le crucifix lui rappellent sa voie. C’est bien le message de cette parabole : la lutte victorieuse du chrétien contre les vices !
Source https://pba.lille.fr/

