La solennité la plus importante de l’année, pour les chrétiens du monde entier, c’est Pâques, la célébration de la résurrection du Christ, crucifié et mort sur la croix trois jours auparavant.
Avons-nous, chacun, chacune d’entre nous, une crucifixion et une résurrection en perspective, à l’image de celles de Jésus ? Oui, mais pas sans avoir goûté d’abord les fruits de l’Esprit ! St Paul nous met sur la voie, au chapitre 5 de la lettre aux Galates.
« Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la Loi n’intervient pas. Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises. Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit. »
Cela ne pourra jamais être une crucifixion aussi douloureuse que celle de Jésus. Ni même le glaive douloureux qui a percé le cœur de Marie, sa mère, au pied de la croix.
Mais chacun, chacune d’entre nous se doit d’apporter une contribution à la résurrection finale. Aimer en toute circonstance, propager la joie de se savoir sauvé, être patient en toute occasion, répondre toujours avec bonté, bienveillance, rester fidèle, doux et maître de soi.
Si quelqu’un pense que c’est facile, c’est qu’il n’a même pas commencé à essayer de vivre comme cela. On est bien plus exposé en suivant l’Esprit Saint qu’en suivant l’esprit du monde. L’esprit du monde nous permet de nous fondre dans la masse, d’être toujours du côté des forts, de s’écraser devant les pires injustices pour sauver sa peau.
L’Esprit Saint nous rend « anormaux », non conformes, étranges, différents. Les suppôts du mal chercheront par tous les moyens à nous détourner de cette voie en prêchant le mal pour le bien et le bien pour le mal, et en nous traitant de tous les noms. Bon courage ! Préparons-nous d’ores et déjà à une Pentecôte 2026 exceptionnelle.
P. Bernard

