Le samedi, en général, en raison de la messe anticipée, nous ne pensons pas toujours à lire les textes du jour, puisque nous passons immédiatement aux lectures du dimanche. Samedi dernier, 8 juin, j’ai eu la joie de célébrer la messe chez deux membres de l’Institut « Notre-Dame de Vie », et de prendre connaissance de ces textes.
J’ai été fappé par la lettre jadis envoyée par Paul à son disciple Timothée. J’ai eu l’impression qu’il parlait à un Timothée de l’an 2024. A moi, à tous et toutes.
« Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau. Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques. Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère. »
Si bien dit et tellement ajusté à notre temps !
Garder le mesure que Dieu nous a donné par son Fils. C’est la grande vertu de tempérance que demande saint Paul à son fils spirituel. Pour éviter tous les excès.
Supporter la souffrance. C’est la vertu de force que saint Paul demande à son disciple. La capacité d’avancer dans les combats idéologiques et lucifériens.
Faire le travail qui nous a été demandé. C’est la vertu de prudence que demande saint Paul à son disciple, qui exige de ne pas se disperser et de discerner ce qui essentiel.
Aller jusqu’au bout. C’est la vertu de justice que saint Paul demande à Thimothé, car il doit avancer en vérité et en intégrité pour le Royaume.
Avec la grâce de Dieu !
P. Bernard Gross
