Ce que nous avons l’habitude de regarder avec détachement dans des pays lointains est désormais à notre porte. La tempête « Boris » a ravagé l’Europe centrale. En Autriche, Roumanie, République tchèque, Pologne ou encore Slovaquie, les mêmes images nous sont revenues ces derniers jours : des maisons inondées, des rues transformées en rivières, des ponts effondrés, des pompiers et militaires à pied d’œuvre, etc.
Pour se donner une idée de la zone touchée : on a dépassé en cinq jours les 150 mm de pluie, soit l’équivalent d’une baignoire remplie d’eau par mètre carré, sur une zone grande comme une petite moitié de France. 150 mm de précipitations, c’est ce qui tombe en moyenne en trois mois à Paris ou à Toulouse ! (le Parisien)
Notre prière monte vers le Seigneur pour toutes les personnes frappées matériellement, psychologiquement, dont la vie ne sera plus la même pour longtemps. Perdre une maison, un toit, les souvenirs précieux de toute une vie, je n’ose pas imaginer ce que cela fait.
Puissent certains trouver le secours de leur foi et les aides des frères et sœurs. Puissent les églises locales se mobiliser, les communautés s’activer à vivre la charité en esprit et en vérité.
Nous-mêmes, si des soutiens financiers sont sollicités, puissions-nous prendre nos responsabilités et nous priver s’il le faut pour ceux et celles qui n’ont plus rien.
« A pleine voix, je crie vers le Seigneur ! A pleine voix, je supplie le Seigneur ! Je répands devant lui ma plainte, devant lui, je dis ma détresse. » Ps 141
P. Bernard Gross
