Psaume 132 : « Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ! On dirait un baume précieux, un parfum sur la tête, qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de son vêtement. On dirait la rosée de l’Hermon qui descend sur les collines de Sion. C’est là que le Seigneur envoie la bénédiction, la vie pour toujours. »
Ce psaume est né dans une culture bien différente de la nôtre. Il ne mentionne que les frères ! Le Christ et l’évangile nous ont fait entrer légitimement dans une fraternité bien plus grande, en incluant naturellement les femmes. « Il les créa homme et femme » (Gn 5,2).
Et cette fraternité homme et femme est la plus belle qui puisse être. Nous sommes frères et sœurs dans le Christ. Devant la belle assemblée que nous avions le premier dimanche de l’Avent, je me suis réjoui de cette présence d’hommes, de femmes et d’enfants réunis pour être un seul cœur tourné vers le Christ, ou, pour mieux coller à l’actualité, tourné vers le Cœur Sacré de Jésus.
Je vous le dis de toute mon âme, chères femmes : vous apportez le charme, la douceur et une force profonde à l’Eglise. Par pitié, ne cherchez pas à ressembler aux hommes, vos charismes propres disparaîtraient ! Je vous le dis de toute mon âme : chaque maman qui vient avec ses enfants à la messe apporte de la vie, de la joie et réalise une des prophéties d’Isaïe : « Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. » (Is 60, 4-5).
Et c’est ainsi que mon cœur frémit quand nous formons une belle assemblée, une famille, une communauté prête à avancer dans les pas du Christ. Ce temps de l’Avent nous prépare à une rencontre, à une amitié qui dépasse les amitiés terrestres, à un amour qui dépasse nos amours humains.
Venez comme vous êtes, avec votre histoire, vos douleurs, vos péchés. Marchons ensemble vers la miséricorde divine, et comme nous l’affirme la première lecture du 2ème dimanche de l’Avent : « Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs. » (Is 11, 3).
P. Bernard
