Nous rapprocher de Dieu et de nos frères, les aimer plus, est un projet de Carême sain, atteignable et qui ne peut pas nous induire en erreur.
Le temps sera notre richesse, si nous l’employons à prier et à rejoindre nos frères et sœurs en nous mettant à leur service.
Les îlots de charité existent dans toutes les paroisses du monde. Chez nous, il y a le Service de l’Evangile auprès des Malades, les Equipes St-Vincent, le Collectif-Réfugiés, le chapelet, les servants d’autel, la catéchèse, le catéchuménat des adultes, etc…
Chacun ne peut pas fonder sa propre association, ou rêver sans fin d’en créer une qui soit idéale, mais chacun est libre d’en rejoindre une, si elle représente un bien pour l’humanité et une ouverture au Royaume de Dieu.
C’est comme tout, il faut chasser les mauvaises excuses que nous nous donnons pour ne faire finalement que ce qui nous plaît, et ensuite réveiller en nous la liberté et la volonté.
La vraie liberté est celle qui ouvre de nouvelles portes et fréquente de nouveaux espaces, autres que son petit château bien gardé par l’égoïsme et la peur.
La vraie liberté est une capacité à prendre des risques, ce n’est pas saint Jean-Paul II qui nous dira le contraire, ni Martin Luther King.
Participer à une fraternité capable de bienveillance en restant dans les limites de l’évangile, est une force que nous n’avons pas seuls.
Le Carême est un temps de prises de conscience et de décisions courageuses. Je vous rassure : sans rien changer à notre vie, sans bouger, nous pouvons quand même avoir une parfaite vie de légume !
P. Bernard
