Les réponses sont là où on les cherche !

Un extrait d’un entretien avec le Frère Baptiste Sauvage par le journal La Croix. Le frère carme témoigne de l’étonnante prière d’oraison, qui est un chemin intérieur pour converser avec Dieu au plus intime de nous-même. Lire ici l’entretien complet >>>


La Croix : Comment avez-vous découvert la prière d’oraison ?

Frère Baptiste Sauvage : À vrai dire, j’ai commencé à expérimenter cet « entretien d’amitié avec celui dont on se sait aimé », comme dit sainte Thérèse d’Avila, avant même d’en connaître le nom. J’avais 18 ans et je venais de lire des extraits du Traité d’athéologie du philosophe et polémiste Michel Onfray, dans lequel il nie l’existence de Dieu. J’étais de culture catholique, je me suis dit que la meilleure façon d’avoir une réponse à la question de son existence était d’aller la poser au principal intéressé. La figure de saint François d’Assise, le « frère universel », m’attirait alors ; je suis parti trois jours au prieuré des chanoines de La Cotellerie (Mayenne)… et je crois avoir eu une réponse suffisamment claire et décisive ! Voilà peut-être ma première grande expérience d’oraison, sans mettre de mots encore dessus.

La Croix : Qu’est-ce qui vous a mené au Carmel ?

Frère B. S. : Dans la prière, je ressentais comme un appel qui me poussait à rechercher davantage de silence intérieur. Pour avancer sur ce chemin, un frère franciscain m’a conseillé d’approfondir ma relation avec Marie, la mère de Jésus. Pour cela, il m’a proposé de recevoir, au cours d’une petite cérémonie, le scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel. C’est le premier signe qui m’a orienté vers le Carmel, où je suis par la suite entré à 24 ans.

La Croix : Quel rôle joue Marie dans la prière ?

Frère B. S. : Elle est vraiment le modèle de la prière la plus intérieure. L’Évangile rapporte que Marie retrouve Jésus, âgé de 12 ans, en train de converser avec les docteurs de la Loi dans le temple de Jérusalem. Le texte précise qu’elle « gardait dans son cœur tous ces événements » (Luc 2, 51). Marie nous fait comprendre que la rencontre avec Dieu se joue au niveau du cœur. Au sens biblique, c’est le lieu le plus intime de nous-même d’où jaillissent nos désirs, nos pensées, nos décisions. Edith Stein (sainte, carmélite, d’origine juive déportée à Auschwitz, NDLR) en parle comme du « noyau » de la personne. C’est dans ce jardin intérieur, dans cette partie cachée et inaltérable de l’âme que Dieu réside et que se révèle notre vraie personnalité.

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