A l’occasion de la conférence de vendredi 18 octobre prochain dans notre paroisse, voilà une présentation du grand penseur Jacques Maritain.
Jacques Maritain est un universitaire. Il a été professeur de philosophie à l’Université catholique de Paris entre 1914 et 1939, puis dans les universités américaines. Il a aussi été l’instigateur d’une dizaine de revues. Sa pensée l’a d’abord conduit vers l’anti-modernisme avant de se rallier bien plus distinctement à la pensée démocratique libre. Et son importance dans la sphère catholique mondiale s’est peu à peu accrue, à la faveur d’une conversion spirituelle.
S’il est devenu une figure du catholicisme, Jacques Maritain a grandi dans un milieu agnostique. Il s’est converti à l’âge de 24 ans, en 1906, en même temps que sa femme Raïssa, poète et philosophe juive avec qui il formait un couple indissociable. Ils se sont installés à Meudon, alors que la ville était durant l’entre-deux-guerres une véritable « capitale spirituelle » comme la décrit Michel Fourcade. Visionnaire, Jacques Maritain a été parmi les premiers à condamner le communisme et le fascisme, notamment durant la Seconde Guerre mondiale. Nommé ambassadeur de France près le Saint-Siège en 1945, il a terminé sa vie comme novice chez les Petits frères de Jésus à Toulouse, après la mort de Raïssa en 1960.
La philosophie de saint Thomas d’Aquin est la « patrie philosophique » de Maritain. La pensée thomiste peut se résumer par l’affirmation de l’existence d’un réalisme philosophique, une réalité extérieure indépendante de notre esprit. Ainsi, Maritain actualisait cette pensée « Saint Thomas est un homme du XIIe siècle, il y a beaucoup de problèmes auquel il n’a pas eu l’occasion de penser ». Maritain va tirer de lui toute une philosophie de l’art, une esthétique et va renouveler toutes les questions politiques, métaphysiques en se saisissant et prolongeant les principes de saint Thomas », nous explique Michel Fourcade.
Source: RCF
