Merci !
C’est un petit mot, mais que j’écris là de bon cœur. Votre action de grâce pour mes 30 années de sacerdoce, dimanche dernier, a été émouvante, presque gênante pour moi.
Je me suis toujours senti accompagné par le Seigneur, depuis la conversion que j’ai vécue comme une deuxième naissance. J’ai donc un attachement plus fort à cette paternité et maternité nouvelles et définitives qu’avec celles de mes parents. J’en ai souvent discuté avec ma maman de la terre, et elle comprend très bien ce que j’affirme. Elle m’a donné, elle aussi, définitivement, sans retour, même si cela lui coûte. Avec Jésus, on ne regarde pas en arrière. Sans cet accompagnement de Jésus, je ne suis rien. Je dépends de lui, et cette dépendance est consentie, je ne l’échangerais pour rien au monde, car alors, je redeviendrais le pauvre hère que j’étais avant, physiquement, intellectuellement et spirituellement.
Bientôt les hommes et les femmes découvriront combien cette dépendance n’est pas plus compliquée à comprendre que celle de tous les Français qui vont chercher leur pain chaque matin chez le boulanger. Bientôt, oui, avec la grâce, trop tard avec le mirage de la liberté ! La liberté qu’ils chérissent, en rêvant d’être complètement indépendants est un piège, car ils deviennent dépendants d’un mensonge diabolique qui ne cesse de se perpétuer depuis la genèse de l’humanité.
La période historique que nous avons entamée, et dont on voit peu à peu les mauvais fruits partout dans le monde, va nécessiter un attachement très fort au Christ et à la Vierge Marie. La foi devra être puissante, totalement dépendante de Dieu. Une foi qui se manifestera par des œuvres, dont la première est la conversion complète.
« Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »
Mc 10-21
P. Bernard Gross
