Un texte de Maurice Zundel, prêtre mystique suisse, prophète d’un Dieu pauvre, à l’occasion de l’anniversaire des 50 ans de sa mort (1897-1975).
Au fond, tout est là ; ce sont les grands critères de notre vie : soyons chaque matin en état d’adhésion au mystère de la Croix, dans le mystère de l’autel, afin que nous puissions chaque soir rendre témoignage que nous avons fait tous nos efforts pour qu’il n’y ait que de la joie et jamais de peine.
Soyons sûrs que nous sommes demeurés dans l’amour, si la joie des autres n’a cessé de jaillir de notre vie.
Demandons cette grâce d’être les missionnaires de la joie, les ambassadeurs de la Bonne Nouvelle et d’entrer dans le mystère de l’Église comme dans le mystère de la Résurrection, alors nous tiendrons dans notre vie, tout le secret de Dieu, nous entrerons dans ces fiançailles merveilleuses, proposées depuis le commencement, dans cette proposition rejetée par les hommes, crucifiée par les hommes, dans cette proposition reprise sans cesse dans le Christ, dans l’hostie, dans le mystère de l’Église, afin que sa vie rejaillisse en nous et que sa mort devienne en nous le chant de sa Résurrection.
D’une retraite de Maurice Zundel prêchée à Bourdigny (Genève) en 1937.
