Laissons entrer l’Esprit en nous

Dès que nous ouvrons une Bible, nous apprenons qu’au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Une terre encore informe et vide, mais déjà pleine de promesses, car le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux.

C’était un « tohu-bohu », terme qui n’est plus guère utilisé aujourd’hui, mais qui au XIIIème siècle désignait le désordre, la confusion.

Puis Dieu a vite mis de l’ordre en toute chose, avec amour et sagesse, comme des époux préparent soigneusement la chambre et le berceau de l’enfant qui s’annonce.

L’homme et la femme ont été placés dans cet environnement bon, agréable, avec une responsabilité, jusqu’à ce que la première faute introduise de nouveau un peu de chaos.

Jésus viendra proposer de remédier à ce malheur, en révélant le sens ultime de l’existence. L’Esprit se consacrera tout spécialement à l’homme et la femme. Le Père nous dira que c’est son propre amour qui est donné en son Fils, que c’est cette Parole humaine et divine que nous devons écouter.

La Pentecôte est une véritable bouée de sauvetage. La Pentecôte ne s’arrêtera pas avant le dernier homme, ou femme, ou enfant qui en aura besoin.

La Pentecôte est le dernier acte de l’histoire du Salut pour reconstruire non pas la terre, mais l’humanité. Cette terre qui mourra, que certains veulent sauver au détriment du joyau qu’elle porte : l’humanité appelée à la sainteté.

Drôle d’inversion par rapport aux commencements bibliques ! C’est bien le tohu-bohu qui revient. Ce qui était informe et vide, et qui a été mis en ordre, se vide de plus en plus de Dieu et se déconstruit au gré des politiques aux courtes vues.

Mais la Sagesse ne se refusera pas à celui ou celle qui la demande. L’Esprit soufflera toujours où il veut, sans demander une autorisation à un quelconque puissant de ce monde.

La Pentecôte souffle la liberté, même là où il y a des emprisonnements. La Pentecôte éclaire les lieux les plus enténébrés. Laissons entrer l’Esprit en nous, il est chez lui et nous rendra heureux (dans le sens des béatitudes).

P. Bernard

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