Un texte du père jésuite Fulgence Ntieni.
La fête de Noël n’a pas pour figure centrale un héros, un conquérant ou un leader qui vient d’accomplir des exploits dignes d’un chef. Au cœur de notre fête se trouve un enfant !
L’Evangile nous le présente d’une manière passive : il ne dit rien, il ne fait rien, il ne pleure même pas. Mais, de lui les bergers disent des merveilles. L’environnement dans lequel se passe la scène de l’Evangile est, de toute apparence, pastoral et tout dit la simplicité : le logement, la layette du nouveau-né, les premiers visiteurs…
Noël nous parle de simplicité, de modestie, d’humilité de Dieu. Au fond, la simplicité n’est pas la part de celui ou celle qui manque. Dieu possède et peut tout. Mais, c’est un choix que chacun(e) de nous qui célébrons Noël peut faire : être abordable même par les pauvres, être proches aussi des faibles, vivre, manger, partager, passer du temps, parler aussi avec ceux et celles qui sont estimés moins que nous.
Nous avons tous bien fait de penser à nos familles pour Noël. Avons-nous aussi pensé à ceux et celles qui n’ont pas pu rejoindre leurs familles ou dont les familles ne sont pas en mesure de célébrer Noël comme nous ?
La simplicité, la modestie, l’humilité sont le mode dans lequel Dieu vient vers nous à Noël.
