Le printemps de Dieu

Parmi les hymnes du carême se trouve une perle de poésie. Composée par J. Gelineau, « Que passe la charrue » nous dévoile le printemps de Dieu comme passage discret de la mort à la vie.

Que passe la charrue
Sur nos landes rebelles,
Sur nos terres en friche 
La Parole ira s’y planter,
Promesse pour le pauvre, 
Et pauvreté offerte au riche.

Au feu tout le bois mort,
Que la flamme s’étende
Aux chardons, aux épines
Et leurs cendres pourront servir
À féconder la terre
Où la Parole prend racine.

Que tombe sur nos sols
De poussière et de roche
Une pluie généreuse 
On verra les feuilles pointer
Et les bourgeons éclore
De la Parole qui nous creuse.    

Advienne le soleil
Et vers lui que s’élance
La poussée de la sève
La Parole nourrit son fruit
D’amour et de justice
Dans la louange qui l’achève.

Progressivement, les cendres donnent à la terre leur fertilité. Il en va ainsi de la Parole de Dieu dans le cœur du disciple. Le printemps de Dieu est la parabole du Royaume que nous pouvons espérer en nous et autour de nous. Quel terreau plus « normal » que la paroisse et sa communauté pour préparer la terre dans laquelle sera plantée la Croix. Arbre vital dont la sève anime encore l’Eglise aujourd’hui !

Que la nuit d’adoration eucharistique du 6 au 7 mars à saint-Bernard soit un temps favorable et qu’advienne le Soleil de justice. Préparons déjà notre cœur et notre esprit en nous inscrivant. Enfin, invitons largement autour de nous les curieux de Dieu. Pour que notre réveil à minuit ou plus tard soit déjà prémices de Résurrection.

Père Clément, assomptionniste.

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