Réjouissons-nous du travail de l’Esprit… mais « l’après » ?

Un message de Mgr. Christian Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg, sur l’accompagnement et la formation continue des catéchumènes et des néophytes.


Nous vivons une période anxiogène. On a l’impression que tout va mal, car chaque jour apporte son lot de violences, de guerres, de crises à répétition. Comment garder l’espérance dans ces conditions ?

Dans la foi, nous avons la conviction que Dieu ne délaisse pas son peuple et qu’il nous invite sans cesse à regarder vers l’avenir avec confiance. Pour cela, il nous donne des signes encourageants, parmi lesquels il y a le nombre de catéchumènes qui a explosé ces dernières années.

En Alsace, nous enregistrons plus de deux cents candidats au baptême qu’il faut savoir accueillir, accompagner et former. Exaltante tâche à laquelle de nombreuses communautés s’attellent avec enthousiasme.

Réjouissons-nous du travail de l’Esprit, réjouissons-nous de tout ce qui naît et produit des fruits inattendus. Sachons rendre grâce pour tous ces chercheurs de sens qui s’adressent à l’Église pour découvrir la pertinence et la puissance de l’Évangile. Les catéchumènes constituent des signes forts de la fidélité de Dieu qui ne cesse de tendre la main à l’homme qu’il a créé et sauvé.

Dieu est toujours au rendez-vous de l’Alliance, mais il attend que ses disciples prennent leur part de responsabilité dans la mission de l’Église. Toutes ces personnes en recherche demandent que des chrétiens convaincus viennent à leur rencontre et leur ouvrent les portes de la foi. Je suis émerveillé de tous les efforts déployés par le Service du Catéchuménat et les paroisses, mouvements et groupes d’Église qui assurent, de multiples manières, la préparation au baptême. Ce numéro de Carrefours d’Alsace en témoigne largement.

Néanmoins, la question que je me pose et qui me préoccupe, c’est « l’après », c’est l’accompagnement et la formation continue des néophytes. Autant les candidats sont choyés et bien accompagnés, autant les nouveaux baptisés sont parfois livrés à eux-mêmes quand la fête est finie. Ils ne trouvent plus la chaleur du groupe, l’attention à leur situation personnelle, la proximité aimante d’accompagnateurs généreux et disponibles…

Mgr. Christian Kratz

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