Concert de Laurent Voulzy

Laurent Voulzy donnera un concert chez nous (église Saint Maurice) le 24 juin, à 20H30.

Lucien Voulzy, dit Laurent Voulzy, est un auteur-compositeur-interprète français né le 18 décembre 1948 dans le 18e arrondissement de Paris. Sa carrière est notamment marquée par sa collaboration régulière avec Alain Souchon depuis 1974.

Laurent Voulzy – Tournées des Eglises et Cathédrales

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A propos de la dévotion au Sacré-Cœur

Dès le Moyen Âge et même dès l’Antiquité, les mystiques ont contemplé le côté ouvert de Jésus. Mais il faudra attendre la seconde moitié du XVIIème pour qu’un prêtre normand en célèbre la messe pour la première fois :

« Saint Jean Eudes fut l’auteur du premier office liturgique en l’honneur du Sacré-Cœur de Jésus, dont la fête fut célébrée pour la première fois, avec l’approbation de nombreux évêques de France, le 20 octobre 1672 » [Pie XII, encyclique Haurietis Aquas]. Cet office (office et messe) fut adopté, avant la mort de saint Jean Eudes (1680), par un certain nombre de communautés religieuses. Parmi les offices du Sacré-Cœur composés ultérieurement, nombreux sont les emprunts faits à celui qu’il avait composé.

Peu de temps après, de 1673 à 1675, Marguerite-Marie Alacoque, visitandine de Paray-le-Monial, reçoit des révélations privées du Seigneur. Accompagnée par son directeur spirituel, saint Claude de La Colombière, jésuite – et avec le soutien de la Compagnie de Jésus – elle contribue à répandre la dévotion au Sacré-Cœur.

En 1956, dans l’encyclique « Haurietis Aquas » (§50), Pie XII définit clairement, par la notion de « culte », la dévotion au Sacré-Cœur dans l’horizon très large de l’amour même de Dieu : « le culte du Sacré-Cœur de Jésus, dans sa nature intime, est le culte de l’amour dont Dieu nous a aimés par Jésus, en même temps qu’il est l’exercice de l’amour que nous portons nous-mêmes à Dieu et aux autres hommes ; il consiste, en d’autres termes, à honorer l’amour de Dieu pour nous et a ce Dieu pour objet afin de l’adorer, de lui rendre grâces, de vivre à son imitation » (§ 60)

(Source : Liturgie Catholique)

AMA VOICES TOUR 2023

Deux concerts de « American Music Abroad » dans nos églises :

« Stars & Stripes »
Samedi 17 Juin à 20h
Eglise Saint-Bernard, Strasbourg

« Voices »
Samedi 15 Juillet à 20h
Eglise Saint Maurice, Strasbourg

Entrée Libre
Plus d’informations, contactez Coline : c.auclair@destination-pourtales.fr

Les orchestres et les chœurs de AMA sont très appréciés du public européen depuis 48 ans. Le Voices Tour est un groupe de musiciens de haut niveau qui forment une chorale de 80 voix. Ces étudiants représentent 17 lycées et universités américains des États du New Jersey et de New York.

Les concerts de AMA présenteront un répertoire varié. Ils comprendront de la musique des plus grands compositeurs, de la scène américaine de Broadway, folklorique américaine et des œuvres de compositeurs américains contemporains.

Nous sommes convaincus que la musicalité et l’enthousiasme des étudiants de AMA seront un point fort pour le public.

Diacre permanent

Quelle que soit la vocation (à un service laïc, à la vie religieuse, au sacerdoce, au diaconat), il s’agit toujours d’un appel du Seigneur, à le servir et à servir nos frères.

Cet appel est ressenti peu à peu au plus intime de la personne, jusqu’à devenir une invitation à un cheminement possible. Celui-ci s’inscrit dans un temps plus ou moins long.

Ainsi, il peut arriver qu’un homme se fasse connaître comme « candidat au diaconat ». Mais le plus souvent, c’est la communauté ecclésiale (paroisse, mouvement, service d’Église) qui va interpeller un de ses membres, reconnu pour ses engagements et sa vie de foi.

Cet homme, marié ou non, est alors invité à entrer dans un parcours de discernement et de formation. Il est important que, pendant toute la démarche, soient respectées la liberté de celui qui est interpellé, comme la liberté de l’Église qui appelle (l’évêque). Il faut de la discrétion et le respect de la vie familiale de la personne. S’il est marié, l’épouse devra être pleinement consentante à l’ordination de son époux. S’il a des enfants, ils seront informés et éventuellement consultés.

Le diaconat est un ministère plénier nécessaire en tant que tel à l’Eglise pour la plénitude de sa vie et de sa mission. Devant le besoin de prêtres la question se pose parfois d’ordonner prêtres des diacres célibataires ou veufs. Les évêques de France ont clairement signifié que ce n’est pas une voie normale, diaconat et presbytérat relevant de deux vocations distinctes. Cela exige que, dans le temps de la formation et du discernement, tant du côté de la personne que du côté des responsables, on veille à un discernement sérieux pour bien identifier l’appel particulier qui a été adressé à chacun.

Foyer étudiants Saint-Bernard – Rentrée prochaine !

3 chambres se libèrent dans le Foyer catholique du presbytère de Saint-Bernard (4 boulevard Jean-Sébastien Bach)

À compter de septembre 2023. Situation idéale, au calme, à proximité des lieux d’étude et du parc de l’Orangerie. Garage à vélos.

Profil : jeunes hommes étudiants ou en alternance de 18 à 25/30 ans. Chambres meublées individuelles et espaces partagés entre les étudiants (grande cuisine, salles de bain, petit salon). Service dans la paroisse à choisir selon les affinités et les talents des résidents.

350€ d’indemnité mensuelle (tout compris).

Contact : Amélie Schmitz

(06 30 25 67 18 / amelie75.bureau@gmail.com)

Nous l’avons réveillé !

Nous l’avons réveillé ! Silencieux depuis plus de 40 ans, nous avons réveillé l’orgue Friedrich WEIGLE, datant de 1899. Si je me réfère à la polémique qui opposa le premier titulaire de cet orgue, Adolphe Gessner à Emile Rupp, nous avons réveillé un fauve endormi, comme on peut le lire sur le site internet très bien documenté : « A la découverte de l’Orgue – Orgues d’Alsace ».

Ses jeux à haute pression produisaient la puissance qu’on était en droit d’attendre pour une « église catholique de garnison ». Mais n’exagérons pas. Si je demandais aujourd’hui à M. Thierry Senentz, actuel titulaire de l’orgue, d’accompagner le cantique très doux : « Comme un souffle fragile », il n’aurait aucune difficulté à s’acquitter de cette tâche.

Il est puissant, certes, nous nous en rendrons compte lors du concert de cet après-midi et ceux qui sont programmés jusqu’au mois de décembre. Mais des transformations au fil du temps lui permettent aujourd’hui d’exprimer une très large gamme de timbres et de sentiments.

Vu de l’extérieur, il n’est pas tellement impressionnant. C’est que vous ne pouvez pas imaginer tout ce qu’il a dans le buffet et qui est caché !

Mais vous vous en doutez bien, tout n’est pas dans la machine, évidemment. Il faut des artistes pour lui donner un tempérament, et il faut que les artistes aient un style…

P. Bernard Gross
(Extrait de l’homélie de l’inauguration de l’orgue)

Soirée « Collectif Réfugiés »

Des membres du « Collectif Réfugiés » nous donneront un témoignage de ce qui se vit dans ce service pour la dignité humaine et la diaconie de l’Eglise.

Mercredi 7 juin, 20H00, église St Maurice

Pour en savoir plus sur les actions du Collectif Réfugiés, lire ici. En réponse à l’appel du pape François en septembre 2015, notre communauté de paroisses, grâce à la générosité de ses membres et l’engagement du collectif accueil des réfugiés, aident quatre familles à entrevoir un nouvel avenir, à s’intégrer dans notre nation… >>>

Faire l’expérience de la présence réelle

« La foi en la présence réelle est une grande chose, mais elle ne nous suffit pas », a déclaré le cardinal Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale.

Énumérant les différentes « traditions eucharistiques » – latine, orthodoxe, protestante -, il a dénoncé le fait que nous, chrétiens, avons « réduit le gage suprême de l’amour et de l’unité que le Seigneur nous a laissé », allant jusqu’à en faire « l’objet privilégié de nos querelles ». Puis il a expliqué que les hommes ont toujours eu une « présomption » à vouloir enfermer le mystère eucharistique dans une « théorie » ou une « parole ».

Or, le cardinal Raniero Cantalamessa a assuré qu’il était nécessaire de « connaître » cette présence eucharistique, d’en faire l’« expérience ». Certes, la foi en la présence réelle est une « grande chose », mais elle « ne suffit pas ». Il a illustré sa thèse avec l’exemple de celui qui ne  « connaît » le feu qu’une fois l’avoir touché.

« Il ne s’agit pas d’une perception naturelle mais du fruit d’une grâce qui opère comme une rupture de niveau, un saut de qualité », a commenté le cardinal capucin. Ainsi, Dieu se « donne à reconnaître » aux chrétiens d’aujourd’hui, de la même manière qu’il le faisait avec les apôtres après la Résurrection : par un « don de sa grâce ». C’est de notre foi, et de notre « sentiment » de présence de Jésus dans l’Eucharistie, que doit naître une « révérence spontanée » envers lui, a-t-il ajouté.

Concluant avec l’exemple de saint François, dont le cœur était « rempli de tels sentiments envers Jésus dans l’Eucharistie », il a cité le saint d’Assise qui encourage à « recevoir tout entier » celui qui « se donne à nous tout entier », et qui a l’humilité immense de se « cacher sous une petite hostie de pain ».

(cath.ch/imedia/al/bh)

Hymne à l’Esprit Saint

Par le moine Raban Maur (Allemagne, IXe siècle).

Viens, Esprit Créateur, visite l’âme de tes fidèles,

Emplis de la grâce d’En-Haut les cœurs que tu as créés.

Toi qu’on nomme le Consolateur, le don du Dieu très-Haut,

La source vivante, le Feu, la Charité, l’Onction spirituelle.

Tu es l’Esprit aux sept dons, le doigt de la main du Père,

Son authentique promesse, celui qui enrichit toute prière.

Fais briller en nous ta lumière, répands l’amour dans nos cœurs,

Soutiens la faiblesse de nos corps par ton éternelle vigueur !

Repousse au loin l’Ennemi, donne-nous la paix qui dure ;

Que sous ta prévenante conduite, nous évitions tout mal et toute erreur.

Fais-nous connaître le Père, révèle-nous le Fils,

Et toi, leur commun Esprit, fais-nous toujours croire en toi.

Gloire soit à Dieu le Père, au Fils ressuscité des morts,

À l’Esprit Saint Consolateur, maintenant et dans tous les siècles.

Amen.


Image: Une représentation de Raban Maur agenouillé devant la croix dans son De Laudibus Sanctae Crucis (« Louanges de la sainte croix »), British Library, Harley Ms 2045, f. 33v

L’Esprit-Saint dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique

« Nul ne peut appeler Jésus Seigneur sinon dans l’Esprit Saint » (1 Co 12, 3). « Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père ! » (Ga 4, 6). Cette connaissance de foi n’est possible que dans l’Esprit Saint. Pour être en contact avec le Christ, il faut d’abord avoir été touché par l’Esprit Saint. C’est lui qui vient au-devant de nous, et suscite en nous la foi. De par notre Baptême, premier sacrement de la foi, la Vie, qui a sa source dans le Père et nous est offerte dans le Fils, nous est communiquée intimement et personnellement par l’Esprit Saint dans l’Église.

Le Baptême nous accorde la grâce de la nouvelle naissance en Dieu le Père par le moyen de son Fils dans l’Esprit Saint. Car ceux qui portent l’Esprit de Dieu sont conduits au Verbe, c’est-à-dire au Fils ; mais le Fils les présente au Père, et le Père leur procure l’incorruptibilité. Donc, sans l’Esprit, il n’est pas possible de voir le Fils de Dieu, et, sans le Fils, personne ne peut approcher du Père, car la connaissance du Père, c’est le Fils, et la connaissance du Fils de Dieu se fait par l’Esprit Saint (S. Irénée, dem. 7).

L’Esprit Saint par sa grâce, est premier dans l’éveil de notre foi et dans la vie nouvelle qui est de « connaître le Père et celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ  » (Jn 17, 3). Cependant il est dernier dans la révélation des Personnes de la Trinité Sainte. S. Grégoire de Nazianze, « le Théologien », explique cette progression par la pédagogie de la « condescendance » divine.

L’Ancien Testament proclamait manifestement le Père, le Fils plus obscurément. Le Nouveau a manifesté le Fils, a fait entrevoir la divinité de l’Esprit. Maintenant l’Esprit a droit de cité parmi nous et nous accorde une vision plus claire de lui-même. En effet il n’était pas prudent, quand on ne confessait pas encore la divinité du Père, de proclamer ouvertement le Fils et, quand la divinité du Fils n’était pas encore admise, d’ajouter l’Esprit Saint comme un fardeau supplémentaire, pour employer une expression un peu hardie… C’est par des avances et des progressions « de gloire en gloire » que la lumière de la Trinité éclatera en plus brillantes clartés (S. Grégoire de Naz., or. theol. 5, 26 : PG 36, 161C).

Croire en l’Esprit Saint c’est donc professer que l’Esprit Saint est l’une des Personnes de la Trinité Sainte, consubstantielle au Père et au Fils, « adoré et glorifié avec le Père et le Fils » (Symbole de Nicée-Constantinople). C’est pourquoi il a été question du mystère divin de l’Esprit Saint dans la « théologie » trinitaire. Ici il ne s’agira donc de l’Esprit Saint que dans « l’économie » divine.

L’Esprit Saint est à l’œuvre avec le Père et le Fils du commencement à la consommation du dessein de notre salut. Mais c’est dans les « derniers temps », inaugurés avec l’Incarnation rédemptrice du Fils, qu’Il est révélé et donné, reconnu et accueilli comme Personne. Alors ce dessein divin, achevé dans le Christ, « Premier-Né » et Tête de la nouvelle création, pourra prendre corps dans l’humanité par l’Esprit répandu : l’Église, la communion des saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair, la vie éternelle.

Extraits du Catéchisme de l’Église Catholique