On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé

Ayant eu l’occasion d’aller souvent en voiture dans le massif de la Sainte Baume, et de monter à pied à la grotte où est vénérée sainte Marie-Madeleine, j’ai eu le désir de mettre celle-ci en valeur dans ce bulletin.

Selon la Tradition de Provence, elle fut expulsée de Palestine avec plusieurs disciples lors des premières persécutions contre les chrétiens après l’Ascension.

C’est bien possible, mais ce n’est pas le plus important. Ce qui m’étonne le plus chez elle, c’est sa force, son audace, son énergie qui mettent l’église dans la… “course” pour le Royaume des Cieux !

Elle-même court au tombeau de bon matin. Et elle court encore pour alerter les apôtres, pour crier, essoufflée : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »

Pierre et Jean se mettent à courir eux aussi, constatant les faits. Dire que notre Eglise se met en marche est insuffisant. Une puissance l’accompagne déjà, et la Pentecôte mettra des millions de convertis… dans la course !

Paul lui-même nous exhortera de la sorte : « Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur, ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière. » (Rm 12,11-12)

Ou encore : « Je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. » Oui, toi, Marie-Madeleine, tu as donné le tout premier élan missionnaire à l’Eglise, parce que tu as beaucoup, beaucoup aimé Jésus. Merci ! A nous, aujourd’hui, de prendre… le relais !

P. Bernard Gross


(Image, Grotte de la Madeleine, Massif de la Sainte Baume)

Que nul ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous en a libérés

Homélie de Jean Chrysostome pour le saint et grand jour de la Pâque.


Que tout homme pieux et ami de Dieu jouisse de cette belle et lumineuse solennité ! Que tout serviteur fidèle entre avec allégresse dans la joie de son Seigneur ! (Mt 25,21) Celui qui a porté le poids du jeûne, qu’il vienne maintenant toucher son denier. Celui qui a travaillé depuis la première heure, qu’il reçoive aujourd’hui le juste salaire. Celui qui est venu après la troisième heure, qu’il célèbre cette fête dans l’action de grâces. Celui qui est arrivé après la sixième heure, qu’il n’ait aucun doute, il ne sera pas lésé.

Si quelqu’un a tardé jusqu’à la neuvième heure, qu’il approche sans hésiter. S’il en est un qui a traîné jusqu’à la onzième heure, qu’il n’ait pas honte de sa tiédeur, car le Maître est généreux, il reçoit le dernier comme le premier ; il accorde le repos à l’ouvrier de la onzième heure comme à celui de la première ; il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci. Il donne à l’un, il fait grâce à l’autre. (Mt 20,1-16) Il accueille les pauvres et reçoit avec tendresse la bonne volonté ; Il honore l’action et loue le bon propos. Ainsi donc, entrez tous dans la joie du Seigneur !

Premiers et derniers, recevez la récompense. Riches et pauvres, chantez en chœur tous ensemble. Les vigilants comme les nonchalants, honorez ce jour. Vous qui avez jeûné, et vous qui n’avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd’hui. La table est préparée, mangez-en tous (Mt 22,4) ; le veau gras est servi, que nul ne s’en retourne à jeun (Lc 15,23). Jouissez tous du banquet de la foi, au trésor de la bonté. Que nul ne déplore sa pauvreté, car le Royaume est apparu pour tous. Que nul se lamente de ses fautes, car le pardon a jailli du tombeau. Que nul ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous en a libérés.

Il a détruit la mort, celui que la mort avait étreint ; il a dépouillé l’enfer, celui qui est descendu aux enfers. Il a rempli l’enfer d’amertume, pour avoir goûté de sa chair. Isaïe l’avait prédit en disant : « L’enfer fut rempli d’amertume lorsqu’il t’a rencontré » (Is 14,9). L’enfer est rempli d’amertume, car il a été joué ; bouleversé, car il a été enchaîné ; bouleversé, car il a été mis à mort ; bouleversé, car il a été anéanti ; consterné, car il a saisi un corps et s’est trouvé devant Dieu. Il a pris la terre et a rencontré le ciel ; il a saisi ce qu’il voyait, et il est tombé sur celui qu’il ne voyait pas.

Ô mort, où est ton aiguillon ? Enfer, où est ta victoire (1 Co 15,55) ? Christ est ressuscité et tu as été terrassée ; Christ est ressuscité et les démons sont tombés ; Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie ; Christ est ressuscité et voici que règne la vie. Christ est ressuscité et il n’est plus de morts dans les tombeaux ; car le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis (1 Co 15,20).

À lui gloire et puissance dans les siècles des siècles ! Amen.


Image: Jean Chrysostome. Mosaïque du IXe siècle, Sainte-Sophie, Istanbul

Triduum Pascal

Mot latin signifiant « un espace de trois jours », le Triduum pascal, qui va de la messe du soir le Jeudi Saint au dimanche de Pâques inclus, est le centre de gravité de l’année liturgique.

De la Cène à la Résurrection s’écoulent ces trois jours auxquels le Seigneur a souvent fait allusion dans l’Évangile et qui, ensemble, constituent le Mystère pascal.

Lors de la dernière Cène, Jésus a offert son Corps et son Sang en nourriture à ses Apôtres. La célébration du Jeudi Saint fait mémoire du Lavement des pieds, qui a la même signification que l’Eucharistie : Jésus est venu pour se faire serviteur et offrir sa vie.

Dans la liturgie du Vendredi Saint, nous méditons le mystère de la mort du Christ et nous adorons la Croix, sur laquelle l’œuvre du salut est accomplie.

Suite à ce combat victorieux, l’Église contemple le Christ au tombeau, dans le « repos » du Samedi Saint. Elle est comme Marie, parfaite croyante qui conserva la foi et qui espéra contre toute espérance en la résurrection de Jésus.

Après la longue veille dans l’obscurité de la Vigile pascale, l’Alléluia de la résurrection retentit de nouveau. Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort, et nous avec lui.

Source: Eglise Catholique en France


(Image, Claude Monet, 1866 – Un jardin le Printemps)

La vie chrétienne devrait être un printemps permanent

Nous aimons le printemps. La place Arnold est mon baromètre. A l’intensité des cris joyeux des enfants, tout indique qu’il fait beau ou pas. Le court instant qu’il me faut pour aller du presbytère à l’église me permet de respirer à nouveau le bonheur de ma propre enfance heureuse.

Notre corps capte tout et en déduit une atmosphère qu’il peut comparer à une autre, déjà vécue. Si l’atmosphère que nous rencontrons est agréable, notre humeur change favorablement. A l’inverse, notre humeur s’assombrit.

Cette petite chimie se propage aux lieux et aux personnes que nous fréquentons. Pourtant, nous ne sommes pas obligés de nous soumettre à cela comme à une fatalité. Notre vie sociale est relations, amitiés, inimitiés qui sont amplifiées pas nos humeurs.

Mais la vie chrétienne devrait être un printemps permanent, une naïveté pure et joyeuse d’enfants de Dieu. Jésus nous a demandé, pour y parvenir, de vivre dans la fraternité autour d’un même Père.

La fraternité est une décision ferme, un choix commandé par les évangiles, un don de Dieu qui ne se laisse pas guider par les humeurs. Il est inévitable d’avoir des jours heureux et d’autres malheureux, ainsi que toutes les nuances possibles entre les deux.

Mais ce n’est pas une bonne idée que de passer sa mauvaise humeur sur les autres. La fraternité que Jésus nous propose consiste à tout donner au Père, tout partager à Jésus et demander l’aide de l’Esprit Saint, d’abord, avant de nous offrir à nos frères et sœurs. Ainsi, nous sommes mieux disposés à rencontrer les autres et leurs humeurs changeantes. La fraternité, c’est aussi espérer sans l’exiger, un accueil compréhensif de nos humeurs, pour pouvoir en parler affablement.

P. Bernard Gross


(Image, Claude Monet, 1866 – Un jardin le Printemps)

La Philarmonie à St. Bernard

Lundi 20 mars 2023 à 20h, Église Saint Bernard 

Un concert de la Philarmonie de Strasbourg sous la direction de Rémy ABRAHAM.

Au programme:

  • Ouverture de Guillaume Tell de Gioachino Rossini.
  • Les Préludes, Poème symphonique de Franz Liszt.
  • Dolly Suite, Op. 56 (de Gabriel Fauré, arrangement  par Henri Rabaud).
  • Divertissement sur des chansons russes, Op.2  de Henri Rabaud.

Tarif des concerts en caisse du soir

15 € Plein tarif
12 € Tarif réduit pour les abonnés d’Accent 4, de l’ AJAM, du Cercle Richard Wagner et du Festival Callinet
6 € Tarif étudiant (Carte Culture)
En devenant membre de La Philharmonie, vous profitez d’un tarif exceptionnel !

Lourdes, terre de guérisons

Responsable du Bureau des Constatations Médicales du Sanctuaire durant 12 ans, le Dr Patrick Theillier a pu constater l’incroyable : des malades guérissent régulièrement de maladies physiques, psychiques ou spirituelles. Certes, toutes les guérisons ne sont pas reconnues comme des miracles, l’Église étant extrêmement prudente pour les admettre après une étude médicale implacable. Mais beaucoup parmi elles peuvent être qualifiées « de nature miraculeuse » à travers le changement de vie qui transforme ceux qui en bénéficient parce qu’ils ont été touchés au cœur. À partir des nombreux témoignages reçus et d’une recherche patiente, le Dr Theillier livre un magnifique récit des plus belles guérisons en lien avec Notre-Dame de Lourdes depuis 160 ans.

Actuellement membre du Comité Médical de Lourdes (CMIL), le Docteur Patrick Theillier a été directeur du Bureau des Constatations Médicales du Sanctuaire de Lourdes de 1998 à 2009 jusqu’à sa retraite.

Patrick Teillier, Lourdes, terre de guérisons (éditions Artège, 2019)
Acheter sur internet

Le corps d’un saint, temple et instrument de l’Esprit

Les reliques sont « des restes » de quelqu’un qui a véritablement existé. Sa vie est bien connue, son histoire, et les lieux où il a vécu aussi… On n’est pas simplement devant un symbole, une image ou une belle idée. Il y a dans la relique quelque chose de la vie des hommes et femmes de l’Eglise vivante. Ensuite, les reliques nous rappellent une vérité chrétienne fondamentale : depuis le jour de son baptême, le chrétien est devenu un « temple de l’Esprit Saint », il est « habité par Dieu ».

Le corps de l’homme participe à la dignité de « l’image de Dieu » : il est corps humain précisément parce qu’il est animé par l’âme spirituelle, et c’est la personne humaine tout entière qui est destinée à devenir, dans le Corps du Christ, le Temple de l’Esprit.

Catéchisme de l’Eglise Catholique, n°364

Ce qui distingue un chrétien, c’est qu’il est habité par l’Esprit Saint.

« Celui qui est affectionné pour quelqu’un vénère aussi les choses que cette personne a laissées d’elle-même après sa mort » dit simplement saint Thomas d’Aquin. Comme d’habitude la théologie part de l’expérience humaine la plus simple et spontanée. Quand vous regardez le collier que portait votre grand-mère ou le missel dont elle se servait, ce n’est pas au collier ou au missel que va votre affection, mais à votre grand–mère que ces objets vous rappellent. Vous vous souvenez alors de sa bonté et de sa foi, des bons conseils qu’elle vous a prodigués et vous rendez-grâce à Dieu de vous avoir donné une telle grand-mère.

C’est dans ce comportement humain tout à fait naturel que s’enracine le culte des reliques. Si nous conservons des vêtements ou des objets de nos aïeux, à bien plus forte raison devons-nous vénérer le corps d’un saint qui fut le membre de Jésus Christ, le temple et l’instrument de l’Esprit Saint et qui est promis à l’éternelle résurrection.

Textes sélectionnés par le P. Bernard


(Sources: Eglise catholique en Yveline et Diocèse de Paris)

Apparition (reconnue par l’Eglise) de St Joseph à Cotignac

Sur le Mont Bessillon, le 7 juin 1660, un jeune berger Gaspard Ricard faisait paître ses moutons par une intense chaleur. Epuisé de soif il s’allongea sur le sol brûlant et voici qu’un homme d’imposante stature se tint soudain là près de lui et indiqua un rocher en lui disant : « Je suis Joseph, enlève-le et tu boiras ».

La pierre était lourde. Plus tard, huit hommes pourront à peine la soulever. Gaspard crut à une plaisanterie, mais le ‘vénérable vieillard’ comme disent les récits de l’époque, réitéra son ordre. Gaspard obéit, déplaça sans peine le rocher et découvrit une eau fraîche qui commençait à ruisseler. Il but avec avidité, mais quand il se releva, il était seul.

C’est tout ; comme dans L’Evangile, saint Joseph n’est pas bavard. Rien de plus simple, de plus pauvre que cette intervention, qui est, à ma connaissance, la seule apparition de ce genre de saint Joseph dans l’histoire de l’Eglise, sur une terre que s’était réservée Notre-Dame

Mgr Barthe, évêque de Fréjus-Toulon (Lettre pastorale du 1er février 1971)

​Gaspard ne doute pas de la réalité du fait, les habitants de Cotignac non plus. Avec une extraordinaire rapidité la nouvelle se répand, les pèlerins se rendent à la fontaine de tous les endroits de la province et des pays environnants, des infirmes et des malades de toutes sortes dont la plupart s’en retournent guéris ou bien consolés dans leurs infirmités.

Les rassemblements sont considérables et après la construction immédiate d’un oratoire sur le lieu même de l’apparition, une chapelle plus vaste est consacrée en1663, celle que nous voyons aujourd’hui avec sa poutre de gloire portant le texte du Prophète Isaïe si évocateur en ce lieu :

« Venez puiser avec joie aux sources du Sauveur » « Haurietis aquas in gaudio de fontibus Salvatoris ». Cette chapelle fut confiée aux Pères Oratoriens de Notre-Dame de Grâces. Dans la ‘solitude du Bessillon’, ils édifièrent un petit couvent, lieu de retraite, de silence et de prière.

J’invite tous les chrétiens à partager pendant quelques jours l’expérience de la vie dans un monastère. Ils y feront l’expérience « en petit » de ce que l’Eglise est « en grand » : Retournez aux monastères ! En contraste avec un monde de laideur et de tristesse, ces lieux sacrés sont réellement des oasis de beauté, de simplicité, d’humilité et de joie. Dans les abbayes, les fidèles pourront comprendre qu’il est possible de mettre Dieu au centre de toute la vie.

Cardinal Robert Sarah

 

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St Joseph

Le 19 mars tombe un dimanche. La Solennité de St Joseph est donc exceptionnellement repoussée au lundi 20 mars. Il y aura une messe à l’église St Maurice à 18H30. Ayant vécu dans le sud-est de la France (diocèse d’Aix & Arles) pendant 20 ans, j’ai pu découvrir les richesses religieuses de cette région. Le Sanctuaire de Cotignac, dédié à « Notre-Dame de Grâces », est bien connu.

Et à une petite promenade de là, il y a un monastère dédié à St Joseph, bien moins connu. Un lieu charmant, isolé, discret, certes, et pourtant, il est le lieu de la seule apparition de St Joseph au monde (où il apparaît seul) reconnue par l’Eglise. J’y ai pris quelques jours de repos, dans un petit studio aménagé par les religieuses pour les prêtres. L’acteur Michael Lonsdale y avait été accepté juste avant moi et les sœurs étaient ravies du témoignage qu’il leur avait donné !

A la dernière page de ce bulletin, vous trouverez l’histoire de cette apparition toute simple qui reflète bien le personnage de St Joseph, simple et efficace !

Pendant mon séjour, ces chères sœurs ne se sont pas privées de me témoigner d’une demande qu’elles avaient faite à St Joseph, dont la réponse n’a pas manqué d’humour. L’usage était de glisser un petit bout de papier avec l’intention sous le socle de la statue du saint, dans la chapelle. A cette époque, à cause de la menace des incendies, elles espéraient qu’on leur fasse don d’un âne qui puisse défricher constamment leur propriété. Pour cela, une religieuse avait pris la peine de dessiner un âne et de mettre ce dessin aux pieds de St Joseph.

L’âne arriva, et un détail frappa immédiatement les sœurs : il n’avait pas de queue ! Une des religieuses eut l’idée de retrouver le dessin qui avait été fait… et il manquait à l’âne… sa queue !

P. Bernard


Image: Source saint Joseph – Sanctuaire de Cotignac

Nuit d’Adoration

Vendredi 24 mars 2023, une nuit d’adoration est organisée à l’Eglise saint Maurice, par les jeunes de la paroisse pour tous les paroissiens. En ce temps de carême, veillez et priez !

La nuit commence par une prière commune, animée par le père Bernard Gross et le jeunes de la paroisse, de 21h à 22h à l’église saint Maurice. Commence ensuite l’adoration : vous êtes invités à vous inscrire pour un (ou plusieurs) créneau d’une heure, dans la nuit, et de vous rendre à adorer le Seigneur à l’Eglise saint Maurice.

La veillée se termine à 7h par la prière des laudes dans l’église.

Pour plus d’informations, contactez:
Clement Löbel : clement.lobel@netcourrier.com
Enrica Zanin : enricazanin@gmail.com

Inscrivez-vous directement en renseignant ce formulaire !

Pour le moment, pas vraiment beaucoup de personnes inscrites (voir graphique en date du 17 mars 2023: deux ou trois personnes entre 22h et 24h, des courageux bénévoles la nuit, mais tous seuls…). N’hésitez pas à remplir tous les créneaux!!!