La méditation chrétienne

La prière de Jésus, qui s’appelle également prière du cœur, fait partie de la tradition orthodoxe. Cette pratique est surtout un moyen de recentrer son esprit en répétant une courte invocation à Jésus : “Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur”. Nous pouvons répéter cette phrase en la calant sur notre respiration afin qu’elle devienne, elle-même, souffle (première partie sur l’inspiration et fin de la phrase sur l’expiration).

L’oraison silencieuse ou oraison de recueillement nous invite à entrer en nous-même. Il s’agit de voyager dans notre “château intérieur”, comme nous l’expliquait sainte Thérèse d’Avila ; pas de protocole particulier ni de règle mais une grande disposition intérieure pour ressentir cette présence aimante de Dieu en nous. Cet abandon et ce recul face aux sollicitations extérieures demandent de la patience et de l’humilité. Sainte Thérèse nous rassure : c’est normal que cela soit parfois plus difficile certains jours. L’important est de ne pas se décourager !

Alité durant de longs mois, saint Ignace de Loyola a mis au point ses fameux exercices spirituels. Ils nous proposent de plonger dans des épisodes de l’Évangile pour réellement les visiter. Au-delà d’une simple écoute de la Parole de Dieu, saint Ignace nous propose de ressentir, de vivre dans notre être cette rencontre avec le Christ.

Quel que soit le chemin utilisé, la méditation chrétienne nous invite à faire de la place à Dieu, à faire silence pour enfin nous laisser regarder, nous laisser toucher, nous laisser aimer.

Trios bibliques

Après une période d’expérimentation, nous proposons les trios bibliques à tous les paroissiens, dans un premier temps pour la période de Carême.

Qu’est-ce qu’un Trio biblique

  • 3 personnes qui se retrouvent 5 à 8 fois pendant 1h autour d’un itinéraire biblique.
  • Pour des rencontres vécues dans un lieu convivial au choix du trio.
  • Avec un déroulé pensé pour favoriser des partages en profondeur.

Pour en savoir plus…

Si vous souhaitez découvrir ou redécouvrir des textes bibliques et rencontrer d’autres paroissiens, dans un cadre convivial et d’écoute mutuelle, venez à la réunion du mardi 24 janvier à 20h15 à la Salle paroissiale St Bernard, au sous-sol, ou envoyez-nous vos coordonnées : frederic.hege@wanadoo.fr


Dans l’après-midi de la Galette des Rois et de la découverte des Services Paroissiaux, j’ai été heureux de parler avec une personne qui venait de découvrir la proposition des Trios Bibliques. Emerveillée, elle m’a dit le plus simplement du monde et avec conviction : « Tous les paroissiens devraient participer aux Trios Bibliques ! » Je ne vais pas dire le contraire. Puisse cette parole être prophétique…

P. Bernard

Quand le découragement nous guette…

Le mercredi 18 janvier 2023, à 10H30, l’église Sainte Madeleine était remplie et silencieuse. Celui qui habituellement célébrait les funérailles n’était plus à sa place et il était difficile d’imaginer qu’il reposait dans ce cercueil, là, devant nous, si jeune, si prometteur, si aimable. Le Père Nicolas Tousch a terminé son pèlerinage terrestre.

Nous ne pouvons accuser… que le coup, très rude. Restons humbles. Tout était si digne et recueilli. Beaucoup de prêtres. Je crois qu’une force nous a été donnée pour continuer nos missions dans la foi, malgré l’abattement.

Quand le découragement nous guette, que la vie chrétienne nous semble difficile, rappelons-nous que d’autres ont peiné avant nous, comme Saint Paul, dont nous fêterons la conversion cette semaine : 

« Ils sont ministres du Christ ? Eh bien – je vais dire une folie – moi, je le suis davantage : dans les fatigues, bien plus ; dans les prisons, bien plus ; sous les coups, largement plus ; en danger de mort, très souvent. Cinq fois, j’ai reçu des Juifs les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai subi la bastonnade ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage et je suis resté vingt-quatre heures perdu en pleine mer. Souvent à pied sur les routes, avec les dangers des fleuves, les dangers des bandits, les dangers venant de mes frères de race, les dangers venant des païens, les dangers de la ville, les dangers du désert, les dangers de la mer, les dangers des faux frères. J’ai connu la fatigue et la peine, souvent le manque de sommeil, la faim et la soif, souvent le manque de nourriture, le froid et le manque de vêtements, sans compter tout le reste : ma préoccupation quotidienne, le souci de toutes les Églises. »

P. Bernard


Image: Giotto – « Jésus parmi les docteurs » – Padoue, Chapelle des Scrovegni (1303 environ)

Mgr Ravel en visite à St. Bernard !

Chers paroissiens et paroissiennes,

Veuillez noter que Monseigneur Ravel présidera la messe communautaire  de dimanche prochain le 15 janvier 2023 à St BERNARD.

N’oubliez pas notre porte ouverte avec un  moment convivial autour de la galette des rois ce dimanche 15 janvier  également à partir de 15h00 au foyer St Maurice ( 1 rue de Reims )

Très bon weekend à tous !

L’équipe paroissiale

Saint Antoine le Grand

Le mardi 17 janvier, nous ferons mémoire de St Antoine le Grand (251-356 = 105 ans). Il peut nous intéresser à plus d’un titre. D’abord soulignons qu’il est vénéré par les catholiques et les orthodoxes.

Il ouvre donc la porte de la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens qui commencera le 18 janvier. Combattant vaillant contre les tourments physiques et spirituels du démon, il est, Mgr Luc Ravel le sait bien, le Saint Patron des Militaires de la Légion Etrangère.

On le voit représenté sur le très célèbre retable d’Issenheim, peint par Matthias Grünewald. Cela nous rappelle un terrible fléau qui a commencé au Xème siècle et qui ne disparaitra complètement qu’avec les mesures modernes d’hygiène alimentaire. Le « mal des ardents », « peste de feu », « feu d’enfer » était aussi appelé « feu de Saint Antoine », car L’Ordre Hospitalier de Saint Antoine (Antonins) a particulièrement lutté auprès du peuple contre cette maladie qui rendait fou, avec l’impression de brûler de l’intérieur, maux provoqués par l’ergot du seigle.

Il est très probable que cette maladie ait ressurgi en 1951 à Pont-Saint-Esprit dans le Gard, où des centaines d’habitants se plaignirent de bouffés de chaleur et d’hallucinations. Pourquoi ? Parce que la France manquait de pain à ce moment-là, et qu’il y a eu des importations massives de farines venant de nombreux pays, sans grandes vérifications sanitaires, probablement. Même avec une médecine très avancée, nous ne sommes pas complètement à l’abri des intoxications alimentaires et virus sournois. Pensons à prier pour nos frères et sœurs qui ont des problèmes pour se nourrir dans les pays pauvres (Sahel). Pensons à prier pour ceux et celles qui sont touchés plus durement que nous par des maladies non-encore éradiquées là où ils vivent. Prions beaucoup…

P. Bernard


Saint Antoine

C’était un jeune homme riche, propriétaire terrien en Haute-Égypte. Mais la question de son salut le tourmentait. Préoccupé par ce qu’il avait lu dans les Actes des Apôtres qui décrivent la première communauté chrétienne où tout était en commun, il entre dans une église. Et c’est là qu’il entend l’Évangile du jeune homme riche. Il est saisi par la coïncidence : ce texte s’adresse à lui, pense-t-il, et aujourd’hui même. Il distribue sa fortune aux plus pauvres et se retire quelque temps après dans le désert de Nitrie, habitant un fort militaire abandonné.

Là, pendant plus de vingt ans, il subira les attaques du démon qui prend l’apparence de bêtes féroces ou sensuelles. Ce sont les célèbres tentations de saint Antoine.

Des disciples viennent le rejoindre et, pour eux, il organise une vie monastique en même temps qu’érémitique. C’est pourquoi il est considéré comme « le père des moines ».

Attentif à la vie contemporaine de l’Église, il se rend à Alexandrie pour soutenir les controverses contre les païens et les hérétiques ariens. Le père des moines s’éteint à 105 ans. Plus que les faits merveilleux de sa vie, retenons ses paroles et les enseignements qu’il donnait à ses disciples : « Efforçons-nous, leur disait-il, de ne rien posséder que ce que nous emporterons avec nous dans le tombeau, c’est-à-dire la charité, la douceur et la justiceLes épreuves nous sont, en fait, profitables. Supprimez la tentation et personne ne sera sauvé. »

Image: détail du Retable de Issenheim, par Mathias Grünewald (Colmar, Musée Unterlinden)

Galette des services

Dimanche 15 janvier 2023, à partir de 15h00, à la Salle Saint-Maurice (près du presbytère, à l’angle entre la place Arnold et Rue de Reims)

Dans la bonne humeur et la convivialité, nous vous invitons à partager une part de Galette avec tous les responsables des différents services paroissiaux. De l’impression des bulletins à l’Equipe d’Animation Pastorale, en passant par la préparation au baptême, vous pourrez prendre conscience des nombreuses ressources nécessaires pour qu’une Communauté de Paroisses puisse réaliser sa mission… et prendre peut-être votre part, non seulement de la galette, mais aussi, concrètement, de la vie paroissiale !

Rien de bien compliqué, rassurez-vous !

Porter la Communion à une personne âgée ou malade

L’actuel Rituel des sacrements pour les malades redit pour nous l’importance de ce service :

Porter la communion à un malade est un geste de foi et une démarche  fraternelle  de la communauté eucharistique envers ses membres  absents : un membre de l’assemblée eucharistique (prêtre ou laïc désigné à cet effet) apporte à celui qui ne peut y participer  le réconfort de la Parole et le pain ou le vin eucharistique partagé dans l’assemblée. De cette manière, le malade reste uni à cette assemblée et il est soutenu par ce geste de fraternité chrétienne.

Rituel, n°27

Le geste se déroule « d’une manière simple et amicale » (Rituels) et comporte :

  • un temps d’accueil et de salutation mutuels, on se donne les nouvelles … y compris celle de la messe paroissiale ;
  • là où c’est possible, on dépose la custode dans un endroit digne (le corporal), quelquefois préparé à l’avance (nappe, fleurs, croix ou icône, missel, lumière…) S’il n’y a pas de place, le ministre peut garder la custode sur lui ;
  • le signe de la croix marque l’entrée dans la célébration : silence, mise en présence du Seigneur, préparation pénitentielle, oraison du jour.
La Parole de Dieu

Selon l’état de la personne, quelqu’un peut lire une des lectures de la messe, ou un court passage de l’Écriture (y compris d’un psaume). La parole de Dieu commentée simplement et partagée peut déboucher sur quelques intentions de prière. Si la personne est fatiguée ou si elle a déjà écouté la messe à la radio ou à la télévision, il est même possible d’ omettre la parole de Dieu.

La communion

Il importe que la récitation du Notre-Père se fasse au rythme du malade, on peut proposer le geste de paix s’il y a des personnes présentes.

La communion est précédée de l’invitation « Heureux les invités… ». Les Rituels prévoient la possibilité de donner la communion aux autres personnes présentes. Le ministre veille à « fractionner » l’hostie si la personne a des difficultés pour avaler ; éventuellement il donnera un peu d’eau, et avec le purificatoire, il accompagnera la communion dans la bouche du malade.

La mémoire rituelle est celle qui disparaît en dernier : la manière de faire le signe de croix, de répondre « amen », de dire le Notre-Père sont autant d’indices qui permettent de discerner la capacité de la personne à communier. Plutôt que de donner la communion à tout prix, mieux vaut que le ministre trace le signe de croix sur le front du malade. Le silence mutuel permet de sceller l’action de grâce que termine la prière après la communion (celle du jour liturgique par exemple).

L’envoi

Il est très bref, constitué par une parole de bénédiction mais, il peut être précédé d’avis concernant des intentions de prière confiées au malade et de l’annonce de la prochaine rencontre.


Source : https://liturgie.catholique.fr/les-sacrements/

Quelque chose a été semé, quelqu’un nous a visité…

Mardi 10 janvier, nous entrons dans le Temps Ordinaire. C’est le temps de la méditation, de la contemplation, celui que Marie elle-même a pris après avoir compris que son fils était devenu un adulte. C’était au moment du Recouvrement au Temple : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. » (Lc 2, 49-51)

Nous de même, nous gardons tous les événements que nous avons vécus pendant l’Avent et Noël dans nos cœurs. Nous n’avons peut-être pas tout compris du message, mais peu importe, quelque chose a été semé, quelqu’un nous a visité. Nous alimenterons notre prière en gardant cela dans nos cœurs. Etonnant que l’évangéliste nous dise que Jésus était malgré cela encore soumis à Joseph et Marie ! Oui, parce que Jésus est chez son Père partout, pas seulement au Temple, mais dans toute la Création. Et moi aussi, je suis chez mon Père partout, même si on m’invite un jour à aller sur Mars !

Cependant, la condition humaine, à laquelle le Verbe s’est soumis, est tributaire du temps. Dieu fait Homme se forme encore jusqu’à l’heure de sa vie publique, et c’est alors Marie, qui a beaucoup médité et prié, qui le met aux affaires de son Père, lors des Noces de Cana. Comment a-t-elle su que Jésus était prêt pour son premier miracle ? Je l’ignore, mais elle a eu près de 30 ans pour observer l’évolution de son Fils. Ainsi sommes-nous appelés à nous former, le temps qu’il faudra, pour être un jour aux affaires de Notre Père, avec Jésus et l’Esprit-Saint, ouvriers de la première ou de la dernière heure, pour le même salaire. Mon appel personnel est-il pour le 15 janvier ? Demande à Marie !

P. Bernard


Image: Giotto – « Jésus parmi les docteurs » – Padoue, Chapelle des Scrovegni (1303 environ)

Mais en l’Eglise est mon espérance…

Une nouvelle année qui commence n’est pas une page blanche à remplir, sauf si on ne vit que pour soi-même et qu’on a beaucoup d’argent, et encore. Les pages passées ont eu des tâches et des ratures inquiétantes. Je vous le dis franchement, je ne mets pas énormément d’espoir en l’humanité telle que la fin de l’année 2022 nous l’a montrée. Il y aura toujours des bons, des justes, des saints, là n’est pas le problème. Mais si la nouvelle religion est l’écologie sans Dieu, le football avec des idoles, la corruption qui ne cesse de s’étendre en blessant profondément la dignité des plus pauvres, et que sais-je encore, je n’ai pas beaucoup d’espoir. Soit. Mais en l’EGLISE est mon ESPÉRANCE !

L’Eglise doit être un refuge, à l’image de Dieu au psaume 90 : « Il te couvre et te protège. Tu trouves sous son aile un refuge : sa fidélité est une armure, un bouclier. » Puissent les paroissiens de toutes les sensibilités s’y trouver bien par une fraternité authentique. Ce n’est pas un lieu où je dois trouver ce qui fait écho à ma façon de penser, mais où j’accepte que les pensées de Dieu soient au-dessus de mes pensées.

Jésus disait : « Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

La même famille qu’est l’Eglise Catholique est parfois divisée sur des aspects non fondamentaux. Formes de prières, chants trop anciens ou trop modernes et que sais-je encore… Comment contenter tout le monde ? Impossible !

Parfois, ce sont des points plus fondamentaux qui provoquent des remous. Et on ne laisse pas toujours la parole aux premiers intéressés.

Par exemple, que ceux et celles qui veulent que les prêtres se marient le sachent, ils me blessent deux fois : d’abord parce que j’ai choisi de me marier avec la personne la plus parfaite qui puisse exister, Jésus -je ne veux pas le tromper- ensuite parce que cela me prouve qu’ils ne connaissent pas l’amour que Jésus peut procurer, non, ils ne le connaissent pas du tout ! Le Verbe s’est fait chair, mais pas pour nous planter dedans. Je suis comblé par Jésus, par l’Esprit et par Abba (Papa), même s’il faut que je patiente encore un peu de temps dans l’ESPERANCE, sur le chemin où l’Eglise me guide, avant que ce ne soit parfait.

Je sais bien qu’aujourd’hui tout le monde veut donner son avis et pense que celui-ci fait immédiatement autorité. Le diviseur gagne du terrain par ce moyen, car à la fin, il n’y a plus aucun dénominateur commun. Moi, je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique.

ESPERANCE est une fille qui ne peut être accompagnée que par sa sœur OBEISSANCE. Oui, un mot qui fait peur, parce que l’homme en général et des hommes d’Eglise indignes en ont abusé, c’est certain.

Mais l’Eglise est ma Mère depuis près de 2000 ans. Elle a acquis des connaissances philosophiques, théologiques et spirituelles inestimables. Elle a connu des expériences historiques favorables et défavorables. La probité de ses membres n’a pas été parfaite, loin de là, mais son héritage spirituel a toujours été préservé. C’est donc une OBEISSANCE à une sagesse deux fois millénaire.

Nous sommes maintenant tous garants de cet héritage, et nous ne devons pas y mêler nos idées personnelles d’un moment, par respect pour celui qui a dit : « Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

L’année qui vient doit nous trouver unis dans une même espérance, une vision haute de la fraternité dans le Christ, et l’obéissance, dans la confusion de ce monde, pour ne pas vivre un jour des pages… noires.

P. Bernard

Ô Mère bien aimée, vous qui connaissez si bien…

Pour la Solennité de Sainte Marie Mère de Dieu (Dimanche 1 Janvier 2023) nous vous proposons une prière de Marthe Robin, fondatrice des Foyers de Charité.


Ô Mère bien aimée,
vous qui connaissez si bien
les voies de la sainteté et de l’amour,
apprenez-nous à élever souvent notre esprit
et notre cœur vers la Trinité,
à fixer sur elle notre respectueuse et affectueuse attention.

Et puisque vous cheminez avec nous
sur le chemin de la vie éternelle,
ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins
que votre charité veut bien recueillir ;

tournez vers nous vos regards miséricordieux,
attirez-nous dans vos clartés,
inondez-nous de vos douceurs,
emportez-nous dans la lumière et dans l’amour ;
emportez-nous toujours plus loin et très haut
dans les splendeurs des cieux.

Que rien ne puisse jamais troubler notre paix,
ni nous faire sortir de la pensée de Dieu,
mais que chaque minute nous emporte plus avant
dans les profondeurs de l’auguste mystère,
jusqu’au jour où notre âme pleinement épanouie
aux illuminations de l’union divine,
verra toutes choses dans l’éternel Amour
et dans l’unité. Ainsi soit-il.

Marthe Robin (1902-1981)


Image: Madone de l’Humilité (détail) – Gentile da Fabriano – 1420 – Musée National San Matteo, Pisa

Accueillir l’Eternel sur terre

« Jésus, es-tu le Maître du temps et de l’histoire ? » Comme pour nous plonger un peu plus dans le mystère de l’Incarnation, et accueillir « l’Eternel » sur terre, l’Eglise nous propose une Octave. Pendant huit jours, ce sera toujours le même Jour, celui de Noël !

Cette prolongation de la Fête est de toute évidence une façon d’introduire une interférence avec notre temps terrestre, car l’enfant qui vient de naître est porteur d’éternité pour nous. Huit jours ne seront pas de trop pour nous en émerveiller.

Huit jours où vont se démultiplier les grâces propres à la Nativité de Jésus, afin que nous puissions commencer ou poursuivre notre propre renaissance dans un espace large à Ciel ouvert.

Voyez-vous le sérieux de cette proposition de l’Eglise ? Une Octave pour accueillir ce que nous aurions pensé impossible si Dieu n’avait pas pris l’initiative, une Octave pour être avec celui qui EST désormais toujours avec nous, l’Emmanuel.

Comme un rendez-vous où nous pouvons arriver en retard sans que la porte ne se ferme tout de suite. Oui, Dieu, par l’entremise de l’Eglise, a mis dans son agenda huit jours pour nous inviter à l’aimer avec tendresse en ce petit enfant né d’une Vierge pure.

Huit jours, le temps qu’il a fallu à Thomas, après la première apparition du Christ, pour dire sa plus belle profession de foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Ne perdons pas ce temps précieux. Dans cet espace large, préparons-nous à retourner à nos activités habituelles, après les fêtes, avec un cœur nouveau, un esprit nouveau !

P. Bernard