Foi & Lumière

La communauté Foi & Lumière se rassemble malgré les distanciations qui l’empêchent de se retrouver encore comme elle en avait l’habitude. Elle participera à la messe dominicale du 20 juin à 11h, à St-Maurice.

L’occasion pour ses membres d’échanger quelques nouvelles et faire un petit peu communauté en attendant les jours meilleurs. 

Modeler le monde

Nous savons que c’est une tentation permanente pour les chrétiens, soit de vouloir modeler la société en fonction des commandements de Dieu par la force, le combat, la lutte, et non par la conversion des cœurs, soit, ce qui est encore plus dangereux, de croire que Dieu est impuissant devant les événements auxquels les hommes sont soumis. Nous voudrions que Dieu agisse à notre manière, nous voudrions enrôler la force de Dieu pour mettre en œuvre nos objectifs, mais ce n’est pas de cette façon que le Christ annonce le règne de Dieu. Dieu travaille au cœur des événements comme il travaille la liberté et le cœur de tous les hommes, mais d’une façon qui nous échappe et que nous ne maîtrisons pas. Cela s’appelle vivre dans la foi.
Nous savons bien que ce monde n’est pas le règne de Dieu, nous savons bien que par bien des côtés, il est contraire à la volonté de Dieu, aux commandements de Dieu. Mais ce n’est pas parce que nous ne voyons pas comment il va changer, que nous devons douter que Dieu soit à l’œuvre. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas une claire vision que nous devons perdre confiance dans le Seigneur.

Michel Steinmetz +, curé.

Des compagnons pour la semaine

Vers 1900 en Chine, les Boxers, membres d’une société secrète farouchement anti-occidentale, s’attaquent particulièrement aux missions. Parmi les victimes figurent deux Alsaciens : Modeste Andlauer, père jésuite, né à Rosheim en 1847, parti en 1882, massacré avec 58 chrétiens le 19 juin 1900 à Ou-Y (vicariat de Sien-Hsien),  et André Bauer, frère franciscain, né à Guebwiller en 1866, arrivé en Chine en 1899, décapité avec deux évêques, un prêtre, des religieuses et des missionnaires protestants, le 9 juillet 1900 dans le Chan-Si du nord. Les deux ont été canonisés le 1er octobre 2000 par le pape Jean Paul II avec 118 autres martyrs.

La Séquence de la Fête-Dieu

Le Lauda Sion est une séquence latine composée par saint Thomas d’Aquin pour la messe de la Fête-Dieu. C’est un chef-d’œuvre de la poésie dogmatique, qui illustre de manière « parlante » le dogme de la transsubstantiation.  La réforme liturgique du Concile Vatican II supprime de nombreuses séquences d’origine médiévale mais en conserve quatre, dont le Lauda Sion désormais facultatif dans l’office de la Fête-Dieu. Si le texte ne prétend pas tout dire de l’eucharistie, il demeure une belle catéchèse. Extraits …

« … C’est un dogme pour les chrétiens
que le pain se change en son corps,
     que le vin devient son sang.

Ce qu’on ne peut comprendre et voir,
notre foi ose l’affirmer,
     hors des lois de la nature.

L’une et l’autre de ces espèces,
qui ne sont que de purs signes,
     voilent un réel divin.

Sa chair nourrit, son sang abreuve,
mais le Christ tout entier demeure
     sous chacune des espèces.

On le reçoit sans le briser,
le rompre ni le diviser ;
     il est reçu tout entier.

Qu’un seul ou mille communient,
il se donne à l’un comme aux autres,
     il nourrit sans disparaître… »

Bibliothèque paroissiale

La bibliothèque paroissiale a lieu le dimanche 6 juin à St-Maurice.

Des livres chrétiens pour adultes, jeunes et enfants vous sont prêtés gratuitement pour un mois, pour approfondir votre foi, votre culture religieuse et votre vie intérieure, et pour vous aider à parler de Jésus et de Dieu à vos enfants ainsi qu’à prier et chanter ensemble. Elle se tiendra à l’occasion de chaque première messe communautaire du mois, à l’entrée de l’église Saint-Maurice, dès 10h30 et à la sortie de la messe de 11h.

Nourriture

Jésus se donne en nourriture. Sa chair livrée et son sang versé, sous la figure du pain et du vin eucharistiques, ne sont plus appelés à rester extérieurs à nous-mêmes. En communiant, nous consentons à entrer dans l’alliance et à devenir les partenaires que Dieu s’est choisi. Nous ne sommes plus aspergés d’un sang symbolique, car le sang de Jésus coule désormais dans nos veines et nous sommes transfusés en vie divine. Sa chair se mêle à la nôtre pour faire de nous des hommes nouveaux et pour que nous grandissions dans la réalité d’enfants de Dieu.

A chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, nous rendons cette alliance présente et actuelle. Nous nous mettons à l’écoute de la propre Parole de Dieu, de cette charte qui nous exhorte à vivre dans la lumière et la vérité de l’Evangile ; là encore non plus en respectant des commandements qui nous seraient extérieurs mais en accueillant en notre cœur le Verbe de Dieu qui nous régénère. Dans le même acte de culte, nous célébrons le sacrifice de Jésus, définitif et unique, qui nous installe dans la nouvelle alliance. Ce que Jésus a réalisé une fois pour toutes, cela redevient présent quand nous faisons ce qu’il nous a dit de faire.

Michel Steinmetz +, curé.

Quête pour l’Equipe Saint-Vincent, les 5 et 6 juin

L’équipe Saint-Vincent a pris place dans ses nouveaux locaux depuis le 10 février dernier et a pu maintenir ses distributions alimentaires bimensuelles. Elle accueille environ 90 familles qui sont ravies de ce nouvel endroit moderne et convivial.

Depuis avril, une coiffeuse bénévole met ses services à disposition lors des distributions. Le vestiaire reçoit à nouveau sur rendez-vous.

Les équipières solliciteront votre générosité à l’issue des messes des 5 et 6 juin prochains.

Merci pour votre fidèle générosité !

Saint Boniface, fêté le 5 juin

Saint Boniface, fêté le 5 juin.

Apôtre des Germains.


Ordonné prêtre en 710, le bénédictin anglo-saxon Boniface gagne la Frise en 716, où il devient l’assistant de son compatriote saint Willibrord.

La méthode missionnaire de Boniface était fondée sur deux points essentiels : il recherchait dans un premier temps à obtenir l’appui des rois et des grands et dans un deuxième temps il conviait les monastères à être de véritables foyers de vie chrétienne authentique et évangélisateurs. C’est ainsi que la rechristianisation de l’Allemagne « romaine » débuta. Il évangélisa ainsi  la Hesse, la Thuringe et la Bavière avec succès. Ses succès vinrent aux oreilles du pape Grégoire II qui le fit venir à lui et il le consacra évêque en 722, dépendant directement du Saint-Siège, Boniface n’eut pas de diocèse particulier  mais fixa son siège épiscopal à Mayence. Enfin à Dokkum chez les Frisons, en 754, il fut massacré à coups d’épée par des païens furieux, en même temps qu’Eoban, son coévêque, et quelques autres serviteurs de Dieu.

Saint Boniface est représenté sur le volet gauche du retable du maître-autel de l’église S-Maurice.

Mise en réseau

La fête de la Trinité est importante car elle nous aide à comprendre que par le baptême que nous avons reçu, au nom de la Trinité, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, nous sommes entrés dans un réseau de relations avec Dieu dont rien ne peut nous séparer.


Nous sommes intégrés à cette relation avec Dieu, pas simplement comme des serviteurs un peu stupides à qui l’on demanderait de prier au moment fixé, sans pouvoir toucher la relation avec Dieu ni la susciter. Nous entrons avec Dieu dans une relation d’enfants avec leur Père. « L’Esprit que vous avez reçu », nous dit saint Paul dans l’épître aux Romains, « n’est pas un Esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions ‘Abba !’ c’est-à-dire : Père ! » (Rm 8,15).


La religion dans laquelle nous sommes engagés par notre foi, n’est pas une religion de servitude et d’écrasement, elle est une religion d’amour et de croissance. Comme un Père doit veiller à la croissance de ses enfants, Dieu veille à la croissance de l’humanité. Nous sommes entrés avec lui dans une relation de communion que rien ne peut dissoudre.

Michel Steinmetz +, curé.

Confirmations à St-Bernard

Le samedi 29 mai, à 18h30, les jeunes, qui ont cheminé depuis trois ans vers ce sacrement, seront confirmés par le Chanoine Didier Muntzinger, vicaire épiscopal.

Comme le baptême, la confirmation imprime dans le chrétien une marque indélébile (c’est ce que l’on appelle le « caractère »). Ce sacrement ne peut donc être reçu qu’une seule fois. Dans l’Eglise catholique, on le reçoit après l’âge de raison. C’est l’évêque qui, de manière ordinaire, célèbre ce sacrement  (sinon c’est son délégué) : il manifeste ainsi le lien avec le don de l’Esprit aux apôtres au jour de la Pentecôte et la place des confirmés dans la communion de toute l’Église.

Merci d’entourer ces jeunes de votre prière et de votre présence !

Dédicace de l’église Saint-Maurice

La dédicace d’une église est l’acte solennel par lequel un édifice est voué définitivement au culte. Elle est célébrée par l’Église locale rassemblée dans la diversité de ses membres autour de son évêque. Celui-ci prononce la prière de dédicace avant de procéder à l’onction de saint chrême de l’autel et des murs de l’église.

Le rituel de la dédicace est compté à bon droit parmi les actions liturgiques les plus solennelles et les plus riches de signification. En consacrant par ses rites un édifice matériel fait de mains d’hommes, la dédicace exprime le mystère même de l’Eglise, temple de Dieu construit de pierres vivantes. Le mot « église », dont l’étymologie signifie                   « assemblée », est alors attribué à l’édifice dans lequel la communauté chrétienne se rassemble pour entendre la parole de Dieu, prier en commun, accomplir les sacrements, célébrer l’eucharistie.

Chaque année, le calendrier liturgique prévoit l’anniversaire de la dédicace de chaque église. Son importance est soulignée en plaçant cette célébration sous le degré de solennité avant certaines fêtes du Seigneur – son Baptême, sa Présentation au Temple -, de la Vierge Marie – la Visitation ou sa Nativité -, des apôtres et des évangélistes. L’église St-Maurice a été consacrée le 28 mai 1899.