Radicalité

Il y a une radicalité dans la vocation à suivre Jésus (c’est le propre de tout chrétien authentique) qui nous heurte, qui nous choque même. On aurait facilement          tendance à invoquer une tournure d’esprit, voire de langage, pour adoucir ou édulcorer les propos de l’Evangile. Pourtant, nous avons tout  intérêt à prendre l’Evangile pour ceLire la suite « Radicalité »

« Donnez-leur vous-mêmes à manger »

Même si les Apôtres peuvent inscrire à leur curriculum vitae un compagnonnage de trois années avec Jésus, c’est l’entrée    progressive dans son intimité et dans sa vie qui leur permet de donner et de se donner. Souvent nous nous interrogeons trop – au point d’ailleurs de ne jamais rien faire – sur la manière dontLire la suite « « Donnez-leur vous-mêmes à manger » »

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

Nous sommes non seulement faits pour Dieu mais nous sommes capables de Lui. Nos frères orthodoxes ou de tradition orientale n’hésitent pas à parler de « divinisation » pour désigner notre avenir. L’Occident est plus mesuré et fait dire à saint Irénée de Lyon : « La gloire de Dieu c’est l’homme vivant ; la vie de l’homme, c’est de contempler Dieu ».

Ni kermesse, ni supershow

Ce qui différencie un chrétien du reste des hommes, c’est qu’il sait que jamais en ce monde, ni dans l’autre, il n’est seul. Jamais, ceux qui se mettent à la suite du Christ ne risquent d’être abandonnés à la solitude dans les épreuves. Jamais ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique ne peuvent craindre de manquer d’un défenseur.

« Ils s’aiment parce qu’ils sont ‘des dieux, des fils du Très-Haut’ »…  

Dans un monde qui cherche la paix sans jamais la trouver, il faut que l’on voie non un gentil croyant, une famille pieuse, un héros de la cause humanitaire, une organisation fastueuse, un prêtre dévoué, un moine ascète, une sœur mystique mais des croyants qui tentent de s’aimer comme Jésus les aime, parce que Jésus les aime. « Ils ne s’aiment pas comme s’aiment ceux qui corrompent », dit saint Augustin, « ni comme s’aiment les hommes parce qu’ils sont des hommes, mais ils s’aiment parce qu’ils sont ‘des dieux et des fils du Très-Haut’ (Ps 81, 6), de telle sorte qu’ils sont les frères du Fils unique, s’aiment les uns les autres de cet amour dont lui-même a aimé ». Nous n’avons pas à inventer l’Eglise et notre vie de foi. Les traits en sont dessinés là : à nous de lire, et d’obéir. Le reste est perte de temps.

Nous avons été faits Christ !

Ceux qui ont mangé et bu avec Jésus après sa résurrection, c’est vous qui prenez part à l’eucharistie et devenez contemporains de l’évènement pascal. « Vous êtes le Christ des autres. Ils n’ont pas d’autres Christ que vous, parce que c’est uniquement à travers vous qu’ils voient le Christ. Où voulez-vous que l’homme de laLire la suite « Nous avons été faits Christ ! »

Entre l’avant et l’après

Entre l’avant de notre condition présente, et l’après de notre condition à venir dans le Royaume, l’évangile nous montre qu’il y a un passage marqué par le pardon du Père. Ce que Paul désigne par le « ministère de la réconciliation ». L’expérience du pardon est fondamentale : le Christ la scellera comme définitivement acquise en sa croix. Le pardon sera déposé et planté dans la terre des hommes.