Entre l’avant et l’après

Entre l’avant de notre condition présente, et l’après de notre condition à venir dans le Royaume, l’évangile nous montre qu’il y a un passage marqué par le pardon du Père. Ce que Paul désigne par le « ministère de la réconciliation ». L’expérience du pardon est fondamentale : le Christ la scellera comme définitivement acquise en sa croix. Le pardon sera déposé et planté dans la terre des hommes.

Sur la montagne

Nous ne pouvons demeurer avec Pierre, Jacques et Jean en nous confortant de cette splendide vision. Avec Jésus, nous devrons aller à Jérusalem pour y mourir avec lui dans l’espérance de ressusciter en Lui. Parce que nous savons que notre citoyenneté est au ciel, nous ne pouvons faire de nos appétits terrestres la finalité de notre vie. Nous voulons que nos corps deviennent aussi glorieux et resplendissants que celui de Jésus. Alors après avoir les yeux levés vers le ciel, nous allons redescendre de la montagne et poursuivre la route.

Désabusés ?

Le temps du carême dans lequel nous sommes entrés est un temps de conversion. Temps de conversion pour l’Église tout entière, temps de conversion pour chacun et chacune d’entre nous qui allons être invités à renouveler les promesses de notre baptême au moment de la célébration de Pâques.

Ressusciter avec le Christ

Notre foi en Christ n’est pas dissociable de notre foi en sa résurrection : nous ne pouvons nous revendiquer de lui, sans aller jusqu’à mettre notre confiance – notre foi – en sa résurrection. Ne pas aller jusque-là reviendrait à ne pas croire en lui, en définitive. Et à nier notre propre résurrection comme devenant possible dans la participation à sa propre résurrection à lui, Jésus.

Au-delà

Au-delà. Raisonner, connaître, aimer au-delà. C’est donc refuser toutes limites paralysantes. Ne rechercher que ce lien avec l’amour de Dieu. Dépasser le temps d’Elisée et d’Eli où les prophètes ont été consignés à la stérilité hormis celle de leur parole, parce que leurs auditeurs ne voyaient pas l’intérêt d’aller au-delà et demeuraient tapis dans leurs certitudes et leurs analyses.

L’eau en vin et les pleurs en joie  

Dans l’évangile, l’eau se change en vin non pas dans les jarres mais  lorsqu’on la sert. C’est donc bien dans la relation et dans le don que se réalise cette promesse du Christ. Pour cela, il ne s’agit pas de s’illusionner soi-même, de faire comme si la tristesse n’était pas là ou d’affirmer que leLire la suite « L’eau en vin et les pleurs en joie  «