Foi & Lumière

Comme au mois de février, la communauté Foi & Lumière se rasemble malgré les distanciations qui l’empêchent de se retrouver comme elle en avait l’habitude. Elle participera à la messe dominicale du 14 mars à 11h, à St-Maurice.

L’occasion pour ses membres d’échanger quelques nouvelles et faire un petit peu communauté en attendant les jours meilleurs. 

Malgré tout…

La miséricorde de Dieu n’est pas un renoncement au jugement moral sur le bien et le mal. Le Dieu de miséricorde n’est pas un Dieu qui ferme les yeux, pour n’avoir pas à se prononcer ! C’est un Dieu qui voit le mal dont souffrent les hommes, qui voit le mal qui touche le cœur de l’homme et qui cherche les chemins pour ramener la paix et la vie. Celui qui va rendre la vie, c’est celui qui est levé comme le serpent d’airain au désert. Le serpent d’airain, c’était la figure de la source de la mort, car c’étaient les serpents qui apportaient la mort. Moïse, en dressant ce serpent d’airain, donne comme une anti-image de la mort, et ceux qui le regardent sont guéris. L’évangile de Jean, en utilisant cette référence de la période du désert, applique évidemment cette vision à la figure du Christ. Le Christ est dressé comme un signe de mort, et ceux qui lèvent les yeux vers lui avec foi, sont guéris.

 S’il y a un jugement, ce n’est pas Dieu qui juge ; c’est l’homme qui juge, car le jugement, c’est que les hommes n’ont pas pu accueillir la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises. La source du jugement, c’est ce que nous avons dans le cœur ! Malgré tout cela, « Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son Fils ».

Michel Steinmetz +, curé.

Croire à cause des signes, et plus encore

L’évangéliste conclut l’épisode au Temple de Jérusalem, quand Jésus en expulse les vendeurs, en écrivant que « beaucoup crurent en Lui à la vue des signes qu’il accomplissait » (Jn 2, 23). Ainsi se dessine peu à peu l’adhésion à la personne de Jésus, à cause de son enseignement et des signes qu’il accomplit. Devant cela, certains des disciples ont peut-être nourri l’illusion que tout le peuple allait suivre Jésus. « Mais Jésus n’avait pas confiance en eux, parce qu’il les connaissait tous, il connaissait par lui-même ce qu’il y a dans l’homme » (Jn 2, 24-25).

 Ainsi en est-il pour nous qui recevons cette Parole aujourd’hui. Nous aussi, nous croyons en Jésus à cause des signes qu’il a accomplis. Et pourtant, notre foi n’est pas parfaite. Elle n’a pas encore intégré toutes les dimensions de notre existence et toutes les capacités de nos moyens dans la suite du Christ. Notre foi n’est jamais complètement achevée ou accomplie. Elle est une réalité vivante et appelée à grandir, à se purifier, à unifier peu à peu toutes nos capacités. Croire en Jésus, c’est s’engager dans un chemin où peu à peu il va façonner notre vie et redresser ce qu’il y a en nous de tordu, de mal orienté, d’impur, d’égoïste.

Michel Steinmetz +, curé.

Ce que nul n’a jamais vu

Il est bon pour nous de réfléchir, non pas simplement au cheminement spirituel que Jésus ouvre à ses disciples, mais à notre propre cheminement à la suite du Christ, tel que nous essayons de le vivre pendant le Carême. Le chemin de la conversion est toujours un chemin d’épreuves parce qu’il nous oblige à jeter un regard différent sur ce que nous vivons et sur ce que nous voyons. Ce que les disciples avaient vu de Jésus, c’était ce que tout le monde pouvait voir. Ce que la transfiguration leur montre, c’est ce que personne ne voit mais que Dieu révèle de façon mystérieuse à ceux qu’il a choisis. 

Parler du Christ dans les généralités de l’existence que nous connaissons, c’est à la portée de tout le monde ! Nommer Jésus, c’est à la portée de tout le monde ! Le revêtir des habits que nous lui choisissons pour qu’il corresponde à notre modèle, c’est à la portée de tout le monde ! Mais ce qui n’est pas à la portée de tout le monde, c’est de discerner derrière cette figure historique de Jésus de Nazareth, celui qui est le Fils bien-aimé du Père, celui qui représente en ce monde la réalité de Dieu que nul n’a jamais vu.

Michel Steinmetz +, curé.

Soutenir l’Irak avec le pape François

Quatre jours chargés, du 5 au 8 mars 2021, entre rencontres officielles, interreligieuses, et messes auprès des communautés chrétiennes martyrisées par des années de guerre. Ce voyage apostolique historique est conçu pour laisser une empreinte de paix dans ce pays blessé. Le pape visitera Bagdad, la plaine d’Ur liée à la mémoire d’Abraham, la ville d’Erbil, ainsi que Mossoul et Qaraqosh dans la plaine de Ninive.

Nous voulons nous associer à ce moment historique et soutenir ce pays qui reste meurtri. L’an dernier, nous avions décidé de soutenir un projet en Irak. Le confinement vécu pendant le Carême a freiné notre générosité. Le projet demeure. Pourquoi pas notre participation ? Avec la « maison de la miséricorde », c’est l’encyclique Fratelli tutti de François qui est mise en œuvre.

Une « maison de la miséricorde », dans le diocèse de Kirkouk, est un projet ouvert à tous, sans distinction religieuse, et intergénérationnel. Cette maison abritera à la fois une résidence pour des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer, un accueil d’enfants autistes et une école. La construction doit maintenant être achevée… grâce à vous ?

Pour soutenir ce projet, vous pouvez apporter votre aide à l’association alsacienne Aux porteurs de Lumière et faire un don en cliquant ICI.

Année St-Joseph

Le pape François décrète une année spéciale dédiée à saint Joseph. Elle a commencé le mardi 8 décembre 2020 et terminera le 8 décembre 2021.

Le pape François a créé la surprise en annonçant cette année spéciale dédiée à saint Joseph. Pour le 150e anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle, le pape François a décrété cette année spéciale dédiée. Il a pour l’occasion publié une lettre apostolique nommée Patris Cordele mardi 8 décembre 2020.

Le Saint-Père fait part également d’une prière :

Salut, gardien du Rédempteur,
époux de la Vierge Marie.
À toi Dieu a confié son Fils ;
en toi Marie a remis sa confiance ;
avec toi le Christ est devenu homme.
O bienheureux Joseph,
montre-toi aussi un père pour nous,
et conduis-nous sur le chemin de la vie.
Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage,
et défends-nous de tout mal. Amen.

« Après Marie, Mère de Dieu, aucun saint n’a occupé autant de place dans le Magistère pontifical que Joseph, son époux », écrit le pape François. Le bienheureux Pie IX l’a déclaré « Patron de l’Église Catholique » en 1870, puis le vénérable Pie XII l’a présenté comme « Patron des travailleurs » en 1955 et enfin saint Jean Paul II comme « Gardien du Rédempteur » en 1989.

Après-midis spirituels de Carême

Des propositions sont faites pour vivre le Carême avec plus d’intensité dans la prière et afin que la charité se fasse plus inventive encore ! Dans ce sens, les mardis, jeudis et vendredis de Carême proposeront une grande séquence liturgique à partir de 16 heures en l’église Saint-Maurice.

Chaque mardi, 16h00 : chapelet

Chaque jeudi, 16h00 : adoration eucharistique

Chaque vendredi 16h00 : chemin de croix

Et à 16h45, vêpres // 17h00, messe.

Et aussi chaque dimanche soir à 17h00 : vêpres solennisées et salut du Saint-Sacrement.

Retables fermés…

Selon une tradition ancienne et encore bien vivace particulièrement dans la vallée du Rhin, les volets des retables de l’église St-Maurice, œuvres majeures du sculpteur Klem à la fin du XIXe siècle, sont fermés durant le temps du Carême. Ils laissent alors entrevoir pour quelques semaines les grandes figures de sainteté, peintes au revers et habituellement invisibles du public.

Pas de résurrection sans passage au désert

Le règne de Dieu s’est fait proche : convertissez-vous et croyez à l’évangile ! A travers les tentations que Jésus traverse pour nous et avec nous au désert, et à travers le carême dans lequel nous sommes entrés pour nous préparer à Pâques, c’est à ce combat de Dieu que nous sommes associés.

Peut-être pouvons-nous nous imaginer que ce serait plus confortable d’aller directement au jardin de la Résurrection, de ne pas traverser ce désert, de ne pas traverser ni subir ces épreuves, ces tentations, ces combats qui nous paraissent parfois tellement dérisoires et qui sont parfois tellement douloureux, parce que notre liberté est engagée. Mais le Christ est venu pour que nous soyons sauvés, c’est-à-dire pour que notre liberté participe à son projet, et non pour que celui-ci nous soit imposé du dehors, comme un vêtement qui se superposerait à notre vie ancienne sans que notre cœur ne soit changé. Comme si l’on pouvait être chrétiens à la manière des acteurs costumés sans que notre personnalité ne soit transformée.

Michel Steinmetz +, curé.