Nourriture

A chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, nous rendons cette alliance présente et actuelle. Nous nous mettons à l’écoute de la propre Parole de Dieu, de cette charte qui nous exhorte à vivre dans la lumière et la vérité de l’Evangile ; là encore non plus en respectant des commandements qui nous seraient extérieurs mais en accueillant en notre cœur le Verbe de Dieu qui nous régénère. Dans le même acte de culte, nous célébrons le sacrifice de Jésus, définitif et unique, qui nous installe dans la nouvelle alliance. Ce que Jésus a réalisé une fois pour toutes, cela redevient présent quand nous faisons ce qu’il nous a dit de faire.

Mise en réseau

La religion dans laquelle nous sommes engagés par notre foi, n’est pas une religion de servitude et d’écrasement, elle est une religion d’amour et de croissance. Comme un Père doit veiller à la croissance de ses enfants, Dieu veille à la croissance de l’humanité. Nous sommes entrés avec lui dans une relation de communion que rien ne peut dissoudre.

Par attraction…

Ce que nous avons reçu, nous sommes invités à en faire part, sans réserve. C’est l’expérience déroutante que font les apôtres. Alors qu’ils étaient encore claquemurés au Cénacle, la loi de Dieu est inscrite au plus profond d’eux. Leur Pentecôte n’est ni dans le bruit qui survient du ciel, ni dans le violent coup de vent, ni même dans les langues de feu qui se partagent au-dessus de chacun d’eux – ce ne sont là que des signes -, elle est dans le fait qu’ils sont « remplis de l’Esprit-Saint ».

Le Dieu de Jésus-Christ

Croire au Dieu de Jésus-Christ, c’est croire que Dieu est Père, c’est croire qu’il veut établir une communion radicale avec les hommes. C’est croire que malgré nos différences, malgré nos faiblesses, malgré nos fautes, nous sommes capables, non seulement d’établir des relations les uns envers les autres mais encore d’entrer dans une véritable communion fraternelle.

Signe intangible

Le signe que Dieu nous aime de l’amour le plus grand qui est imaginable, c’est précisément que Jésus offre sa vie pour l’humanité qu’il aime. Nous savons qu’existe dans l’univers au moins une personne dont l’amour est plus fort que l’infidélité, l’indifférence, ou la haine. Nous savons qu’il y a au moins une personne capable de pardonner sans compter. C’est cette proclamation de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui doit remplir de joie ceux qui en reçoivent l’annonce : « Je vous ai dit cela » dit Jésus à ses disciples, « pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite » (Jn 15,11).

Simplicité chrétienne

l ne peut pas y avoir de communion avec Dieu, il ne peut pas y avoir d’entente avec Dieu, il ne peut pas y avoir de prière exaucée par Dieu si nous ne vivons pas dans la foi à son Fils Jésus-Christ. L’image de la vigne que Jésus emploie dans l’évangile de saint Jean renforce encore cette prise de conscience. Il est le seul à pouvoir établir une communion réelle entre Dieu et les hommes.

Il montre la puissance de Dieu

Jésus, le bon Pasteur, nous sauve. Qu’est-ce que cela veut dire ? Dans les Actes des Apôtres, Pierre conclut son discours en disant : « En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » (Ac 4,12) Cette phrase très simple exprime quelque chose de tout à fait central dans la foi catholique et dans notre expérience chrétienne. Il y a un sauveur, et il n’y en a qu’un seul : c’est Jésus lui-même ! 

Ceux qui croient sans avoir vu…

Nous croyons sans avoir vu le Christ, nous croyons plus fermement en voyant les fruits de la puissance du Christ agissant par son Esprit. La mission que nous avons reçue est de manifester les fruits de sa grâce à travers notre manière de vivre, de faire confiance, de manifester la force du pardon. Notre vie peut témoigner que le Christ est vainqueur de la mort.

L’affaire du corps ecclésial

Ce n’est pas chacun pris isolément qui devient témoin de la résurrection. C’est le corps ecclésial tout entier qui est comme constitué par la présence du Christ ressuscité et envoyé comme nous le dit l’Évangile : « la conversion sera proclamée en son nom à toutes les nations en commençant par Jérusalem. A vous d’en être les témoins. »

Nous avons été faits Christ…

Ce temps de la vie qui ne connaît pas de fin et que Jésus inaugure pour nous, nous y sommes associés par notre baptême. Nous portons en nous le germe d’une vie éternelle, de la vie même de Dieu. Ce qu’est Jésus, vivant ressuscité, Il l’est pour nous. Sa résurrection rejaillit sur nous. Cadeau inestimable d’un mystère ineffable, révélé aux témoins « que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts ». Et les Actes des Apôtres de poursuivre : « Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. »