Je l’ai glorifié, et je le glorifierai encore…

Le Messie va être glorifié, et nous savons que les disciples en entendant cela peuvent encore imaginer que Jésus va manifester sa puissance dans un déferlement de force. Mais ils ont déjà été préparés et prémunis contre cette tentation : « si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il ne porte pas de fruit, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12,24). Il faut bien comprendre que la gloire du Messie passe par sa mort dont ils vont être les témoins dans les jours qui viennent.

Ce que nul n’a jamais vu

Parler du Christ dans les généralités de l’existence que nous connaissons, c’est à la portée de tout le monde ! Nommer Jésus, c’est à la portée de tout le monde ! Le revêtir des habits que nous lui choisissons pour qu’il corresponde à notre modèle, c’est à la portée de tout le monde ! Mais ce qui n’est pas à la portée de tout le monde, c’est de discerner derrière cette figure historique de Jésus de Nazareth, celui qui est le Fils bien-aimé du Père, celui qui représente en ce monde la réalité de Dieu que nul n’a jamais vu.

Croire à cause des signes, et plus encore

Nous aussi, nous croyons en Jésus à cause des signes qu’il a accomplis. Et pourtant, notre foi n’est pas parfaite. Elle n’a pas encore intégré toutes les dimensions de notre existence et toutes les capacités de nos moyens dans la suite du Christ. Notre foi n’est jamais complètement achevée ou accomplie. Elle est une réalité vivante et appelée à grandir, à se purifier, à unifier peu à peu toutes nos capacités. Croire en Jésus, c’est s’engager dans un chemin où peu à peu il va façonner notre vie et redresser ce qu’il y a en nous de tordu, de mal orienté, d’impur, d’égoïste.

Malgré tout…

S’il y a un jugement, ce n’est pas Dieu qui juge ; c’est l’homme qui juge, car le jugement, c’est que les hommes n’ont pas pu accueillir la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises. La source du jugement, c’est ce que nous avons dans le cœur ! Malgré tout cela, « Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son Fils ».

Contagieuse appartenance…

A la veille d’entrer dans le temps du carême, demandons au Seigneur que cette expérience de la purification, du pardon et de la réintégration soit un signe pour le monde. Par le Christ, nous sommes intégrés dans l’Église, le peuple des chrétiens, la fraternité des baptisés, ceux qui vivent selon la belle vie de l’Evangile. Cette appartenance doit être contagieuse !

Il est parti.

Il est parti. Et sans doute de village en village, il a recommencé la même chose, annonçant un nouvel ordre des choses, de nouveaux rapports sociaux. En guérissant les malades, en remettant debout ceux qui étaient écrasés, en réinstallant dans les communautés humaines ceux qui en étaient exclus, en rendant confiance à chacun.

Donner sens

MOT DE LA SEMAINE POUR L’EPIPHANIE DU SEIGNEUR: Donner sens. Le mystère de Dieu qui se révèle aux nations fait irruption dans l’histoire des hommes pour lui donner sens. Et ce qui est manifesté l’est à tous et sans restriction, sans dissimulation ni élitisme. Cela est profondément actuel : nous ne saurions affirmer qu’un tel ou un tel en raison de son origine, de sa condition sociale ne pourrait être digne de l’annonce de l’évangile…